Bahlouli Mohamed, médecin chef de la Protection civile d’Oran à Algérie Presse : «Nous avons formé 5.700 citoyens en premiers secours »

Le médecin chef de la Protection civile d’Oran, le Dr Bahlouli Mohamed, a mis en avant les efforts de ce corps constitué en matière de formations en premiers secours des citoyens dans le cadre de la stratégie de sa Direction générale.

Algérie-Presse : La Protection civile d’Oran a entamé depuis quelques années des sessions de formation des premiers secours au profit des citoyens. Quels sont les grands traits de ce programme ?
Bahouli Mohamed : Dans le cadre de la stratégie de la Direction générale de la Protection civile et parmi les objectifs tracés dans son plan d’action, nous avons le secourisme de masse. Cette formation consiste à avoir des connaissances de base en matière de secourisme de masse, en matière du geste qui sauve, que ce soit au niveau de son espace personnel, c’est-à-dire son appartement, sa maison, ou bien au niveau de l’espace public.

Quel sera le rôle de ces citoyens formés ?
Près de 5.700 citoyens ont été formés à Oran dans le cadre des efforts de la Protection civile pour ancrer la culture des premiers secours auprès de la population. Chaque année, un nombre important de personnes sont victimes d’accidents de la voie publique et beaucoup en meurent. A cela, s’ajoutent les catastrophes de plus en plus fréquentes et les accidents quotidiens auxquels la population est exposée. Ces gens sont formés pour être les premiers à intervenir en cas d’accident de la route ou dans l’espace personnel, particulièrement en termes d’accidents domestiques. Ces personnes peuvent également intervenir auprès des malades chroniques telles que ceux souffrant d’hypertension artérielle ou du diabète. Comment prodiguer les premiers gestes ? Que faut-il faire ? A qui doit-on s’adresser ? Comment demander du secours ? Donc tout cela rentre dans le cadre de cette formation et de l’instauration d’une culture préventive afin d’éviter tout problème, toute catastrophe.

Quel message adressez-vous pour une large adhésion à ce programme de formation ?
On sait très bien que le monde actuellement est confronté à plusieurs catastrophes, que ce soit des séismes, des inondations, des cyclones, des feux de forêt, aussi bien des problèmes de santé comme ce fut le cas lors de la crise sanitaire du Covid-19. Le personnel a pris toutes les dispositions afin de prendre en charge et de faire face à ces situations, que ce soit avec les outils, les plans d’action, les stratégies, l’encadrement, les cadres, la formation continue des ressources humaines. Nos objectifs aussi c’est d’atteindre la population afin qu’elle ait cette culture de premiers secours. Aujourd’hui, il est largement admis que les gestes de sauvetage et de secourisme doivent être prodigués sur les lieux même de l’accident avant même l’intervention des équipes spécialisées de secours. Un grand nombre de décès pourrait être ainsi évités si les témoins étaient formés à intervenir en attendant l’intervention des secours médicalisés. Toutes les études montrent que le pronostic vital est étroitement lié à la rapidité de l’alerte et à l’efficacité des actions entreprises avant l’arrivée des secours spécialisés. En effet, l’action initiale devant la grande majorité des situations de détresse repose sur quelques gestes simples, réalisables sans matériel autre qu’un téléphone mobile et deux mains, mais qui nécessitent néanmoins, un apprentissage et un changement de comportement adapté pour répondre aux besoins de toute situation de détresse.
Hamza. B

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