Ce que j’en pense: Pourquoi la Palestine ?
Par Moncef Wafi
Et pourquoi pas ? C’est la première réponse « naturelle » qui m’est passée par la tête au point d’interrogation posé par un ami. Pourquoi la Palestine alors que même son « président » n’a pas l’air très convaincu par la cause, préférant ne pas trop provoquer l’occupant sioniste ? Pourquoi la Palestine alors que l’Occident décrète, par la voix de ses mérdias, que la Résistance est un projet terroriste nourrie à la mamelle des Frères musulmans ? Pourquoi la Palestine alors que les Arabes du désert ont enterré ce qui leur restait de dignité ? Pourquoi la Palestine alors que l’humanité a besoin de vivre en paix et en harmonie dans l’univers fantasmagorique de Disney ? Pourquoi la Palestine alors que le livre de son histoire a été fermé et jeté au Jourdain ? Pourquoi la Palestine alors que les enfants d’aujourd’hui seront les tueurs de demain ?
Pourquoi la Palestine ? Les questions peuvent se suivre et se ressembler dans un monde formaté par les puissances occidentales sans pour autant trouver une réponse probante. Elles peuvent se poser indéfiniment tant que l’oreille les ignore et que l’œil larmoyant regarde ailleurs, dans la direction de l’assassin et pleure à ses panaris. Elles peuvent être régurgitées par des millions de voix aphones parce que la vérité est force de lois faites sur mesure par les vainqueurs. Elles peuvent se perdre parmi les linceuls des enfants de Ghaza et de Cisjordanie et se noyer dans les larmes des veuves et des orphelines. Elles peuvent être inutiles lorsqu’elles sont posées par les lâches et les émasculés. Elles peuvent être également dangereuses lorsqu’on veut habiller le bourreau de la peau des Palestiniens.
Pourquoi la Palestine ? Parce qu’elle est la mère des batailles, la dernière à mener contre la tyrannie et la barbarie d’une partie du monde qui se croit au-dessus de l’humanité. Parce qu’elle est une cause commune, pas seulement celle des Arabes et des musulmans, mais elle concerne tous les esprits libres et justes. Parce que la vie d’un Palestinien ne vaut guère que le prix d’une balle offerte par Washington, Paris, Londres, Berlin et payée par les bédouins, buveurs de pisse de chameaux dans des flûtes de champagne. Parce que c’est un devoir sacré de sauver des enfants en âge d’extermination. Parce que qu’on ne peut plus se taire devant le génocide programmé de tout un peuple sous le regard bienveillant des porte-avions américains et des vautours européens. Parce que demain, ça sera notre tour puisque Israël l’a décidé. Et après nous, ça sera au tour du voisin d’à côté, ensuite celui au bout du trottoir d’un autre pays. Parce que. Parce que. Parce que…
Pendant ce temps, le triste Macron s’en va sur les pas boiteux du vieux Biden pour présenter, à genoux, ses condoléances éhontées au peuple élu alors que de l’autre côté du mur, on continue à phosphorer un peuple déchu.