Tribunal criminel d’appel de la Cour d’Oran: Un réseau de narcotrafiquant rejugé fin novembre

Selon le rôle de la session criminelle d’appel affiché au niveau de la Cour d’Oran, l’affaire des 1,336 kg de cocaïne sera rejugée devant cette instance judiciaire du second degré, la fin du mois en cours. C’est une affaire qui remonte à plus de sept années où l’instruction a duré plus de deux années, vu la gravité des faits graves.
Pour rappel, le 2 novembre 2016, des informations parvenues à la Police d’Oran font état d’un trafic de drogue dure entre les quartiers de Cité Petit, Maraval et Yaghmoracen. L’enquête diligentée a permis de localiser et d’intercepter le premier mis en cause B.R., qui se trouvait à bord d’un véhicule. L’inspection de ce dernier a permis aux enquêteurs de saisir 1,336 kg de cocaïne. Aux mêmes moments, une seconde voiture suspecte est également interceptée avec un jeune couple à son bord. Interrogé, B.R., et devant le flagrant délit, donne le nom de ses complices ainsi que l’organigramme du réseau et son modus operandi. Le nom du principal client à Oran est ainsi révélé, il s’agit d’un certain H.S.I., fils d’une ex magistrate. De même que sera donné le nom du fournisseur marocain, le fameux W.O. Ce dernier, avec d’autres complices, faisaient passer la coke à Maghnia où elle était prise en charge par un certain Mohamed El Maghnawi qui, lui, avait mis en place tout un réseau de distributeurs.
L’un des mis en cause dans cette affaire explique qu’il a connu ce dernier à sa sortie de prison. Pour mettre au point ce réseau, il lui a acheté la Renault 25 utilisée dans ce trafic. Une cache est alors aménagée au niveau de cette voiture qui deviendra le moyen de transport de ces stupéfiants. Ainsi, d’importantes quantités de drogue dure ont été transportées à son bord. L’enquête dévoile aussi le nom d’un autre complice, celui de H.S., dit Said picanto, également cité dans plusieurs autres affaires déjà jugé. Il était chargé de récupérer la cocaïne, de la peser et de l’écouler selon la demande du client – un gramme était vendu à 9500 dinars-. L’argent du deal est remis à Hadj essaraf, résidant à hai Esssalam. H.S., explique qu’il percevait 5 millions de centimes pour chaque 100 grammes de cocaïne écoulée.
Rappelons que lors du premier procès les quatre principaux accusés ont été condamnés à dix ans de réclusion. La Cour avait prononcé deux acquittements en faveurs des accusés, dont une femme de 29 ans, ainsi que la perpétuité par contumace pour les accusés en fuite.
Zemmouri. L

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