Dédouanement des véhicules importés par les particuliers : Comment réduire les délais et les coûts ?

Longues files d’attente aux guichets, factures imprévues liées aux frais de stationnement prolongé dans les zones portuaires, complexité des procédures administratives : depuis des mois, de nombreux particuliers dénoncent les obstacles rencontrés lors du dédouanement de leurs véhicules importés.
Face à ces difficultés persistantes, la Direction générale des douanes (DGD) a annoncé jeudi une série de mesures destinées à simplifier et accélérer le processus.
Ces décisions, arrêtées lors d’une réunion de coordination présidée par le Général-major Abdelhafid Bakhouche, Directeur général des douanes, répondent aux contraintes qui pèsent directement sur les usagers. Beaucoup se plaignent en effet de délais pouvant dépasser plusieurs semaines, entraînant une augmentation significative des coûts, notamment pour l’entreposage dans les ports.
Pour mettre fin à ces blocages, la DGD prévoit un renforcement de la coordination entre les différents acteurs (douanes, transitaires, opérateurs portuaires, impôts, transporteurs) ainsi qu’une amélioration de l’organisation logistique dans et hors des zones portuaires. L’exploitation optimale du système d’information « ALCES » et l’interconnexion entre les intervenants figurent également parmi les solutions retenues pour fluidifier le traitement des dossiers.
Selon plusieurs associations de consommateurs, les particuliers importateurs estiment que la lenteur du processus leur fait perdre non seulement du temps, mais aussi de l’argent, certains étant contraints de payer des frais de stationnement équivalents à plusieurs centaines de milliers de dinars. Cette situation créait, par ricochet, une congestion des entrepôts portuaires, aggravant les retards.
La DGD assure que ces nouvelles dispositions visent à « améliorer la qualité des services offerts aux usagers » et à réduire la pression financière qui pèse sur eux. Tous les participants à la réunion – représentants de ministères, opérateurs portuaires, transitaires et syndicats du secteur logistique – se sont engagés à mobiliser leurs moyens pour la réussite de cette réforme.
Ch.G
