Saisis au port d’Oran: Report du procès en appel de l’affaire des 340.000 comprimés d’ecstasy

Hier, le Tribunal criminel d’appel a reporté au 6 décembre prochain l’affaire des 340.000 comprimés d’ecstasy saisis au port d’Oran. Cette décision a été prise par le président de l’audience après que l’un des prévenus ait insisté pour être représenté par son avocat et non un autre.
Les faits de l’affaire remontent au 8 mars 2020, lorsque les services de sécurité ont soumis au contrôle un véhicule immatriculé à l’étranger arrivé à bord d’un bateau en provenance d’Espagne. L’inspection du dit véhicule, conduit par B.S., a permis aux policiers et aux douaniers de saisir les 340.000 comprimés psychotropes. Interrogé, le conducteur, étonné, explique alors que la voiture lui avait été remise par un certain S.Z., en Espagne dans le but de la faire entrer à Oran puis de la remettre à D.M.
Après extension de la compétence territoriale, deux membres de ce réseau criminel sont arrêtés. D.M., explique, pour sa part, qu’effectivement il devait réceptionner la voiture et la revendre puisqu’il est courtier en véhicule. Rappelons que lors du premier procès le premier accusé maintiendra ses déclarations affirmant ne rien savoir de ces psychotropes. Il avait précisé qu’il avait déjà convoyé trois autres véhicules que lui avait confiés S.Z., mais à aucun moment il n’a été inquiété. Il avait souligné que lors des deux premières fois, les véhicules n’avaient pas été passés au scanner. Pour cette opération, il percevait 200 euros de la part de S.Z., qui lui payait son billet aller- retour vers l’Espagne.
Le second mis en cause, qui devait réceptionner la voiture, avait déclaré également qu’il agissait sous les directives de S.Z. pour récupérer et vendre les voitures envoyées de France sans pour autant savoir qu’un trafic de stupéfiants était en cours. Mais, il est confondu par le fait qu’il ait enlevé le GPS du véhicule en question. D.M., explique, à ce sujet, que c’est S.Z. qui le lui avait demandé. Lors de ce premier procès un acquittement avait été prononcé ainsi que des peines de 7 et 10 ans de réclusion contre trois mis en cause.
Zemmouri. L
