Tribunal criminel d’Oran: 12 ans de réclusion pour transport de drogue

Le Tribunal criminel de première instance de la Cour d’Oran a condamné, hier, Dj.M., a 12 ans de réclusion criminelle dans une affaire de trafic de stupéfiants alors que L.K., cité également dans cette affaire, a été acquitté.
Selon l’arrêt de renvoi, cette affaire éclate le 14 juin 2022, lorsque les éléments de la police des routes de la ville de Sig interceptent un véhicule conduit par Dj.M., en possession de 96,7 kg de kif. Interrogé sur la provenance de la drogue et sa destination, Dj.M., explique que son rôle dans ce trafic consiste à transporter la drogue de la ville frontalière de Maghnia vers Alger pour la remettre à un certain K.N., qui devait lui fixer rendez une fois arrivé sur place. Ce dernier s’avère être l’informateur de la police sur le transport de stupéfiants depuis le début. Par ailleurs, l’inspection du téléphone de Dj.M., permet aux enquêteurs de trouver plusieurs appels effectués entre lui et K.N., ainsi qu’avec L.K., qui est arrêté et confronté aux mêmes accusations que Dj.M. L.K., réfute les griefs retenus contre lui, expliquant que son seul tort est qu’il avait fait le voyage, ce jour-là, avec Dj.M., jusqu’à Maghnia.
Cité à la barre, Dj.M., maintient ses premières déclarations, expliquant qu’au sortir de la prison, il n’avait pas réussi à trouver du travail. Rencontrant K.N., ce dernier lui a proposé de transporter la drogue pour lui contre rémunération en lui promettant même la voiture ayant servit au transport et qui coûte dans les 120 millions de centimes. Par ailleurs, interrogé sur le rôle de L.K., le principal mis en cause le décharge de toute responsabilité. Entendu également à l’audience L.K. réfute d’un bloc les accusations retenues contre lui. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public, insistant sur la gravité des faits et la complicité entre les prévenus, requit la perpétuité. La défense de Dj.M., plaide les circonstances atténuantes vu que son mandant avait reconnu les faits, alors que celle du second accusé plaide la non culpabilité de son mandant, demandant son acquittement.
Zemmouri L.
