Le tribunal criminel d’Oran sous haute sécurité: Le procès des 10 kg de cocaïne s’est ouvert hier

C’est sous un impressionnant dispositif sécuritaire que le procès des 10 kg de cocaïne et 72 kg de kif traité s’est ouvert hier au niveau du Tribunal criminel de la Cour d’Oran. En effet, ce sont les éléments de la Brigade de recherche et d’investigations (BRI) de la Sûreté de wilaya d’Oran et ceux de la Brigade de sécurité et d’investigations (BSI) de la Gendarmerie nationale qui ont escortés les prévenus à la salle d’audience.
Selon les éléments de l’enquête, cette affaire a éclaté suite à des informations parvenues aux éléments de la BRI 1, de la Sûreté de wilaya d’Oran concernant un certain Tayeb, originaire de la wilaya de Msila, qui se préparait à transporter une importe quantité de drogue de Msila vers Oran. Les investigations ont permis de déterminer que ce dernier séjournait à Oran au niveau de l’hôtel Vendôme. Le 1er décembre 2021, placé sous surveillance, il a été vu quitter l’hôtel aux environs de 8h avant d’être arrêté à bord d’une R19. Deux autres personnes, se trouvant à bord d’une Renault Clio, ont été également appréhendés. La fouille de la R19 a permis aux policiers de saisir 10 Kg de cocaïne. Suite aux interrogatoires des suspects, une autre quantité de 72 kg de kif traité et 60 g de cocaïne ont été saisis au niveau du domicile d’un des mis en cause.
Interrogé, Tayeb a expliqué qu’au cours du mois de novembre 2021, il s’était rendu à Tamanrasset où il a rencontré une personne qui l’a chargé du transport de cette drogue appartenant à un ressortissant africain contre 380.000 DA. Cette cargaison a été transportée par une tierce personne de « Qataat el oued » vers la ville de Barika, dans la wilaya de Batna. Et plus précisément en date du 30.1.2021, Tayeb prend possession de la cocaïne pour l’acheminer en direction d’Oran à bord de la R19. Arrivé à destination, on lui demande de remettre la voiture à un complice afin qu’il transborde la drogue. Interrogé, le deuxième mis en cause reconnaît avoir pris en charge Tayeb en lui réservant sa chambre d’hôtel. Il ajoute qu’un certain Guenfouda l’a appelé pour s’enquérir de l’invité, lui précisant que la cargaison attendue était en fait des comprimés psychotropes qu’il devait remettre à une autre personne résidant à Hassi Bounif.
Ainsi les maillons de cette chaîne tomberont un à un et chacun, tout en reconnaissant les faits, donne son complice. Le fameux Guenfouda cité dans l’affaire, est alors interpellé au niveau de l’aéroport international d’Alger alors qu’il rentrait de France. Confronté aux faits, il les réfute. Toutefois, les noms de certains mis en cause, arrêtés dans cette affaire, ont également été cités dans d’autres affaires de drogue.
Hier, huit prévenus ont comparu devant le juge. Le premier accusé chez qui les 10 kg de cocaïne ont été trouvés, explique n’être qu’un simple transporteur, ignorant qu’il s’agissait de drogue dure. L’accusé, chez qui 72 kg de kif traité ont été saisis, reconnait avoir stocké cette drogue contre de l’argent alors que les autres accusés diront avoir reconnu les faits sous la contrainte. De même que, d’un commun accord, ils déchargent Guenfouda sur qui pesait toute cette affaire. Ce dernier affirme qu’au moment des faits, il se trouvait en France puis en Espagne. « Je suis rentré en Algérie l’après midi du 1.12 2021, par l’aéroport Houari Boumediene d’Alger alors que les 10 kg de cocaïne avaient été saisis le jour même à 8h du matin. Si j’étais coupable, pourquoi serai-je rentré ce jour là », s’interroge-t-il. Il affirme être en possession de documents français et qu’il lui aurait été facile de rester à l’étranger. Dans son réquisitoire le parquet revient sur les faits et la responsabilité de tous les prévenus, requérant la peine maximale contre eux. L’affaire est toujours en cours.
Zemmouri L.

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