La trêve de 4 jours à Ghaza arrive à terme : La nuit du doute ?

La trêve à Ghaza, qui a permis la libération d’une quarantaine de colons sionistes et de plus d’une centaine de détenus palestiniens, s’est achevée aujourd’hui à 6 heures. Mais peut-elle être reconduite ? L’accord négocié par le Qatar, entré en vigueur vendredi 24 novembre, prévoyait quatre jours de trêve.

Une disposition permet toutefois sa reconduction pour libérer quotidiennement une dizaine d’otages, en échange de la libération d’une trentaine de prisonniers palestiniens. Hier, l’espoir régnait quant à une prolongation de la trêve humanitaire alors que les discussions se poursuivaient au Qatar. Le président américain, Joe Biden, a appelé à une prolongation de la trêve. Il a affirmé que son objectif était «de faire en sorte que cette pause se poursuive au-delà de ce délai, afin que nous puissions voir d’autres otages relâchés et plus d’aides humanitaires acheminées dans la bande de Ghaza ». Cette déclaration du locataire de la Maison blanche a été faite à l’occasion d’un discours sur la libération d’un jeune otage américain, tenu depuis le Massachusetts. Avant cette libération, les autorités américaines estimaient que dix Américains, dont deux femmes et un enfant pourraient être entre les mains du Hamas.
De son côté, le chef de la diplomatie de l’Union européenne(UE), Josep Borrell, a appelé, hier, à une prolongation de la trêve dans la bande de Ghaza, afin qu’elle devienne « durable » et permette d’avancer vers « une solution politique » au conflit. « Cette trêve, qui est un « premier pas important», doit « être prolongée » et « devenir durable pour permettre d’œuvrer à une solution politique », a-t-il dit au début d’une réunion à Barcelone de l’Union pour la Méditerranée, forum regroupant les pays européens et du bassin méditerranéen. « Une solution politique qui puisse nous permettre de briser le cycle de la violence, une bonne fois pour toutes », a ajouté le haut diplomate, avant de souligner qu’ « il n’y aura pas de paix ni, de sécurité dans la région, sans Etat palestinien ».
Par ailleurs, il a déclaré qu’il était « choquant » qu’en pleine agression contre le peuple palestinien, l’entité sioniste alloue de nouveaux fonds pour construire plus de colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés. Dans un message posté sur la plateforme (X), anciennement Twitter, M.Borrell a ajouté que « les colonies constituent une grave violation du droit humanitaire international », affirmant que « cela n’a rien à voir avec l’autodéfense ». L’entité sioniste envisage, selon des sources médiatiques crédibles, d’augmenter le budget du ministère des colonies de plus de 375 millions de shekels, y compris un budget destiné à encourager la migration des sionistes vers de nouvelles colonies. Selon les autorités palestiniennes, plus de 600 000 sionistes, en violation du droit international, se sont établis dans des colonies illégales à El-Qods-Est et en Cisjordanie occupée.

L’appel de l’Otan

Pour sa part, l’Alliance de l’Atlantique Nord (OTAN) appelle à une prolongation de la pause dans les hostilités dans la bande de Ghaza afin de livrer une aide humanitaire supplémentaire. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, lors d’une conférence de presse à la veille de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance, qui se tiendra aujourd’hui et demain à Bruxelles. « J’appelle à prolonger la pause, ce qui permettra de livrer une aide très nécessaire à la population et de libérer davantage d’otages, je salue l’accord sur la libération des otages et la livraison d’aide humanitaire, les souffrances des gens montrent qu’il est nécessaire de trouver une solution politique durable », a-t-il ajouté.

Le danger des déplacements forcés sur les femmes enceintes

Selon le Fonds des Nations unies pour la population, les déplacements forcés dans la bande de Ghaza menaçaient la vie des femmes enceintes palestiniennes, car elles se retrouvent « bloquées et incapables d’accéder à des services de santé reproductive qui peuvent leur sauver la vie ». Le Fonds a souligné, dans un message sur la plateforme « X », « la nécessité pour les femmes enceintes d’obtenir des services de soins de santé pour assurer leur sécurité et celle de leurs enfants ». « Les déplacements forcés à Ghaza laissent les femmes enceintes bloquées et incapables d’accéder aux services de santé reproductive qui peuvent leur sauver la vie », a-t-il déclaré.
R.I

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