Ce que j’en pense: Ô Dieu, où va ce monde putride ?

>> Par Moncef Wafi

Depuis vendredi dernier, le monde s’est tu victime d’une mort cérébrale et célébrée parce que les sionistes du monde ont décidé que le génocide des Palestiniens devait se perpétuer sur l’instance de Babylone. Les adorateurs du Veau d’or ont entrepris de sanctifier leur parjure impardonnable dans le sang pur des enfants de Ghaza. En effet, et selon les versets cachés du Talmud apocryphe, le sang des enfants musulmans, nés en l’an de l’Apocalypse après l’avènement du Trône du diable, devra abreuver les rivières de Sion pour remplacer les eaux du Jourdain. Enfin, c’est ça ou presque. Et si ce n’est pas ça, c’est tout comme.
Ce déchainement de la violence génocidaire, dont l’élimination de la Résistance palestinienne n’est qu’un prétexte circonstanciel, s’acharne sur un objectif bien réel : celui de réduire à l’esclavage les fils d’Abraham avant leur exil sur les terres de la Table des dix Commandements, selon Cécille B. DeMille. Et si le Khamas s’interpose, alors lâchez la bride aux ahanements des défenseurs du Temple de Salomon qui psalmodient arabe et qui prient hébreu.
Netanyahu a convoqué la loi du Talion, et qu’il en soit ainsi ! Œil pour œil et dent pour dent. Admettons ! Mais enfant pour enfant, femme pour femme et que toutes les vies que Dieu a créées se valent. Si Manu, Sleepy Joe, Djanitou, l’ersatz de Hitler et la catin de l’Europe ont absolu les crimes de l’entité sioniste alors autant assumer les conséquences dans leur propre chair. Un enfant de Ghaza ne sera jamais moins précieux qu’un autre, blond aux yeux bleus ou roux aux yeux verts. Qu’ils assassinent la vie à Ghaza, cependant qu’ils s’attendent à la réciprocité à Paris, Berlin, Melbourne, Washington ou sur toute autre lopin de terre du bon Dieu, version Caldwell.
Depuis vendredi, dernier jour de la trêve, quelque 2000 Martyrs palestiniens ont rejoint leur Créateur dont la moitié des enfants qui s’amusent actuellement avec les Anges, là-haut au-dessus de notre hilare incrédulité. Eux, ils en ont fini avec notre crasse faiblesse et nos impuissantes réminiscences d’un Message en panavision de Moustapha Akkad. N’est pas Hamza qui veut et ne sera jamais Abou Obeïda, le Vichy palestinien.
Les larmes ne servent plus à grand-chose et elles se sont taries à force d’être versées sur ces scènes nécrophagiques d’enfants déchiquetés sous la bénédiction bâtarde des enfants de Zayed, d’Al Thani et de Saoud. Néanmoins, et en ces temps de sombres présages et d’obscures prédictions apocalyptiques, l’espoir reste abreuvé par l’action héroïque des loups du Yémen, les indomptables Houtis que l’empire saoudien a voulu anéantir sur la demande de Tel Aviv. Ces irréductibles, comme diraient les pères d’Astérix, ont juste eu l’audace que la cinquantaine de pays, se prévalant de l’étiquette arabo-musulmane, n’auront jamais. Ces gens, à qui personne ne demandait rien, se sont élevés telle la feuille de vigne pour cacher la nudité aride des stériles régimes arabes, incapables de féconder une mère de cinq enfants offerte à leurs plus bas instincts.
Ô Dieu, où va ce monde putride qui sacrifie des enfants sur l’autel d’une expansion talmudique que même les rabbins orthodoxes renient ? Parfois, le désespoir flirte dangereusement avec l’apostasie, mais le sentiment est tellement puissant qu’il ressuscite l’âme damné d’un condamné à pourrir sur la croix, le long de la route de Damas.

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