Il tue sa belle-sœur de plusieurs coups de hache à Oran: Peine capitale pour le meurtrier

Mercredi dernier, le Tribunal criminel de première instance de la Cour d’Oran, a condamné à la peine capitale, A.F., pour homicide volontaire avec préméditation et tentative d’homicide. Son présumé complice a été acquitté.
Le 10 octobre 2022, et au niveau de la localité de Hassi Bounif, A.F., armé d’une hache, s’attaqua à sa première victime, un homme qui venait de quitter un café, en lui assénant plusieurs coups de hache à la tête, au cou et aux épaules. Il le laissa baignant dans son sang pour se diriger vers la maison de ses beaux parents. Après avoir enjambé le mur d’enceinte, il trouva sa belle-sœur, âgée de 20 ans, à qui il porta également plusieurs coups de hache. Si l’homme a survécu, la jeune fille, elle, rendit l’âme alors qu’elle gardait ses neveux et nièces à la maison.
Selon l’arrêt de renvoi et les déclarations du prévenu, l’homme qu’il a attaqué en premier lieu, n’est autre que son beau-frère, époux de la sœur de son épouse décédée, alors que la jeune fille, une universitaire, était la sœur de sa défunte femme.
Il expliqua qu’après le décès de sa conjointe suite à un cancer, sa belle-famille lui a enlevé ses deux enfants, l’empêchant de les voir. « J’étais furieux contre eux, toutefois mon seul objectif étant de voir mes enfants », argua-t-il. Il ajouta que c’est son ami qui lui conseilla de se venger et d’agir violemment pour reprendre la garde de ses enfants.
Se sentant brimé par cette belle-famille, l’idée de vengeance prit forme et il emprunta de l’argent auprès de cet ami pour acheter une hache qui servira d’arme du crime. Pour le stimuler, affirma-t-il, son ami lui refila des comprimés psychotropes pour passer à l’acte. Après son crime, il a été arrêté près de la brigade de la Gendarmerie de Hassi Bounif.
A la barre du Tribunal criminel, A.F., maintient sa version des faits tout en déchargeant son ami qui, à son tour, rejette les accusations portées contre lui par le prévenu. Dans sa plaidoirie, la défense de la partie civile revient sur le caractère agressif et violent de l’accusé qui interdisait même à son épouse, de son vivant, de rendre visite à sa famille.
Zemmouri.L
