Crime aux Amandiers : Peine capitale pour les assassins d’un vieil homme
Le tribunal criminel d’appel d’Oran a récemment condamné M. Omar et K.B. Fethi à la peine de mort pour assassinat à la cité des Amandiers, confirmant la sentence qui avait été prononcée en première instance. Notons que M. Omar avait déjà été jugé pour un crime commis contre un adolescent de 15 ans.
Cette affaire a été révélée le 9 août 2021 lorsque des habitants des Amandiers se sont rendus à la 14e Sûreté urbaine pour signaler une odeur étrange émanant de l’appartement de leur voisin qui vivait seul. Ils ont mentionné avoir frappé à plusieurs reprises à la porte de l’habitation, mais sans obtenir de réponse. Des agents de police, accompagnés d’éléments de la Protection civile, se sont déplacés sur les lieux et ont pénétré dans l’appartement concerné. Ils ont trouvé le cadavre de N. Mohamed dans un état de décomposition avancée. Une autopsie a été réalisée pour identifier les raisons précises de ce décès, cependant, aucune conclusion définitive n’a pu être établie et le corps a été inhumé suite à une décision judiciaire.
Néanmoins, près de sept mois plus tard, un autre crime est perpétré. Une mère de famille découvrira la dépouille de son adolescent gisant dans une flaque de sang en rentrant chez elle. Une enquête est déclenchée et suite aux révélations de la mère éplorée sur un certain M. Omar qui avait réalisé des travaux de maçonnerie chez elle, ce dernier, interrogé, avouera le crime ainsi que celui du vieil homme quelques mois plus tôt avec la complicité de K. B. Fethi.
M. Omar ne contestera donc pas les faits qui lui sont reprochés et déclarera que c’est Fethi qui lui a suggéré de commettre le vol chez le sexagénaire, sachant qu’il serait seul et lui a assuré que l’opération serait facile. C’est ainsi qu’un matin, ils ont assailli le vieil homme chez lui, l’ont attaché et bâillonné avant de le dépouiller de 98.000 DA découverts dans une armoire et de prendre la fuite. Laissée ainsi, la victime décédera de suffocation. Les deux déclareront plus tard qu’ils n’avaient pas l’intention de le tuer.
Lors du procès, les accusés insisteront sur le fait que leur mobile était le vol et non pas le meurtre, n’ayant jamais eu d’intention criminelle.
Le ministère public requerra la peine capitale en mettant l’accent sur la préméditation de l’acte et l’âge de la victime. L’avocat de chaque accusé tentera de plaider les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.
