Reconstitution mammaire : Une première intervention en mai prochain à l’EHU

Une opération de reconstitution mammaire aura lieu en mai prochain à l’Etablissement hospitalo-universitaire 1er novembre 54 d’Oran (EHU). Il s’agit de la première intervention du genre au niveau de la wilaya d’Oran et la deuxième au niveau national, selon une déclaration du professeur Karim Hirech, chef du service de chirurgie maxillo-facial de l’EHU.

«Une patiente ayant subi une mastectomie après un cancer du sein, va bénéficier d’une reconstitution mammaire au niveau de la chirurgie maxillo-faciale, plastique et reconstructrice, le mois de mai prochain », a indiqué Pr Hirech en ajoutant qu’il s’agit d’une première à Oran et la deuxième en Algérie après celle réalisée en 2022 à El Oued.
Le même spécialiste a expliqué que deux techniques sont pratiquées pour ce genre d’intervention. Il s’agit de la technique de lambeau autologue qui consiste à prélever des tissus du dos ou d’une autre partie du corps de la patiente pour reconstruire le sein et la technique de l’implant en silicone qui consiste à placer un implant en silicone sous la peau pour créer un sein artificiel.
Il a assuré que le taux de réussite est très important et que pratiquer ce genre d’intervention en Algérie va soulager un très nombre de femmes ayant subi une ablation du sein, notamment celles ne disposant pas des moyens financiers nécessaires pour faire cette intervention à l’étranger.
Pour de nombreuses femmes confrontées ayant subi une mastectomie, les opérations de reconstruction mammaire ont ouvert une porte d’espoir pour retrouver leur vie telle qu’elle était avant le cancer, mais le choix de la reconstruction n’est pas une décision facile, a indiqué le même praticien.
Dans le monde arabe, les opérations de reconstruction mammaire sont encore peu nombreuses, en raison des craintes que les implants en silicone utilisés dans ces opérations ne provoquent la récidive de la tumeur, notant que la peur du retour de la tumeur est le facteur le plus important des défis auxquels les femmes sont confrontées, explique-t-il.
Alors qu’il s’agit d’une « intervention chirurgicale largement répandue à l’étranger depuis de nombreuses années, mais dans le monde arabe, la première approche est toujours d’éliminer le cancer et le risque de récidive, tandis que l’aspect esthétique et la santé psychologique de la patiente sont considérés avec beaucoup de dédain. Récemment, on a pris davantage conscience de l’importance des opérations reconstructives, en raison de la paix et de la tranquillité qu’elles ajoutent à la vie de ces femmes tant sur le plan social et dans leur vie de couple », a-t-il ajouté.
Pour de nombreuses femmes ayant subi une mastectomie, la reconstruction mammaire représente une chance de retrouver une vie semblable à celle qu’elles avaient avant le cancer. Cependant, la décision de subir une telle intervention n’est pas facile à prendre.
B. Bakhta

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