Sécurité des entreprises: La gestion intelligente des risques
Les intervenants réunis mardi à Constantine, lors d’une journée d’information organisée par la Compagnie algérienne d’assurance et de réassurance (CAAR), ont insisté sur la nécessité d’adopter une gestion intelligente des risques pour garantir la sécurité et la pérennité des entreprises, dans un contexte marqué par des transformations économiques et technologiques rapides.
Experts et cadres du secteur ont rappelé que la protection de l’avenir « ne peut plus se limiter aux méthodes traditionnelles ». L’heure est à l’exploitation d’outils d’analyse avancés, s’appuyant sur l’intelligence analytique, la collecte systématique de données et la capacité d’anticiper des scénarios potentiels. Une évolution qui, soulignent-ils, renforce la résilience des entreprises, réduit les pertes et améliore leur aptitude à absorber les fluctuations du marché.
Ouvrant les travaux de cette rencontre, organisée à l’hôtel Marriott de Constantine sous le thème «Intelligence du risque : comment protéger l’avenir ? », le PDG de la CAAR, Ammar Meslouh, a affirmé que l’intelligence du risque « n’est plus une option, mais une nécessité stratégique pour accompagner les mutations du monde des affaires ». Selon lui, investir dans des outils d’analyse performants, notamment ceux liés à l’intelligence artificielle, permet de prendre des décisions fondées sur des données fiables et d’identifier les risques avant qu’ils ne surviennent.
Dans une communication consacrée à « l’ingénierie des risques », Abderrahmane Ben Meddah, responsable de la cellule de prévention, de conseil et d’expertise au sein de la CAAR, a souligné que cette discipline constitue désormais « l’un des piliers essentiels pour assurer la continuité de l’activité». Elle repose sur une évaluation globale des vulnérabilités internes, l’analyse scientifique des données de terrain et l’élaboration de plans préventifs adaptés.
L’intégration de cette ingénierie moderne au sein des entreprises permet, selon lui, d’améliorer la prise de décision, de renforcer le niveau de protection et d’accroître la confiance entre assureurs et opérateurs économiques. Il appelle, en ce sens, à diffuser la culture de l’anticipation et à généraliser les outils intelligents dans l’évaluation des risques.
Ch.G
