Réforme de la justice : Un pilier central du programme présidentiel

Lors de l’ouverture, ce lundi, de la nouvelle année judiciaire, présidée par le président de la République en sa qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa,M. Boudjemaa a affirmé que « la réforme de la justice, dans le respect de son indépendance et en faveur de sa modernisation, est un engagement majeur du programme présidentiel. Elle s’appuie sur des moyens humains et matériels adaptés aux défis multiformes. »
Mettant en œuvre cette vision, le secteur de la justice a connu une activité législative intense pour aligner le cadre juridique aux dispositions de la Constitution, aux engagements internationaux de l’Algérie, et aux besoins de la société algérienne. Parmi les textes récemment promulgués, M. Boudjemaa a évoqué des mesures visant à garantir l’indépendance de la justice ; à moraliser la vie publique ; à lutter contre les formes graves de criminalité, notamment le crime organisé ; à renforcer le caractère social de l’État et à protéger les catégories vulnérables.
Le ministre a également annoncé l’introduction de nouveaux textes, tels que le projet de loi portant sur le code de procédure pénale actuellement examiné au Parlement. Ce texte vise notamment à protéger les gestionnaires administratifs et économiques. Des révisions législatives sont également en cours pour le code de la route, le code du commerce, le code de l’état civil, ainsi que le code de procédure civile et administrative.
Saluant l’attention portée par le président de la République à la magistrature, M. Boudjemaa a souligné l’importance de son rôle dans la stabilité sociale et la consolidation du sentiment de sécurité chez les citoyens. En 2023, le recrutement de 470 nouveaux étudiants magistrats a renforcé les effectifs, et 1.000 autres postes seront pourvus en 2024 et 2025. En parallèle, plus de 5.000 employés ont été intégrés dans divers grades pour appuyer les secrétariats de greffe et les établissements pénitentiaires.
Le ministre a également insisté sur la modernisation du secteur judiciaire, conformément aux orientations présidentielles. Des efforts sont en cours pour adapter les méthodes de travail aux nouvelles technologies, améliorant ainsi la qualité du service public.
En matière de réinsertion sociale, plus de 44.000 détenus participent à des programmes éducatifs allant de l’alphabétisation à l’enseignement universitaire. Par ailleurs, la formation professionnelle concerne plus de 72.000 détenus, répartis sur 152 spécialités, témoignant de l’engouement pour cette démarche de réhabilitation.
M. Boudjemaa a enfin mis en avant les mesures de libération conditionnelle et les grâces présidentielles accordées lors d’occasions nationales. Ces initiatives, qui ont permis la libération de milliers de détenus, traduisent la volonté du président Tebboune d’offrir une seconde chance à cette catégorie pour faciliter leur réintégration dans la société. « Ces mesures sont un message fort de tolérance et d’espoir pour un retour réussi des détenus dans le tissu social », a-t-il conclu.
M. Salah

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