Terrorisme: Double appel dans l’attaque de Beni Boussaïd

Selon des sources judiciaires, un double appel a été interjeté dans l’affaire de terrorisme de Beni Boussaïd ayant conduit à la condamnation en février dernier de cinq individus à 20 ans de réclusion criminelle et deux autres à la peine capitale par contumace.
Les faits remontent au 28 septembre 2023, lorsqu’une unité des Garde-frontière (GGF) patrouillait à bord de trois véhicules tout terrain dans la région de Mchimich, commune de Beni Boussaïd, wilaya de Tlemcen.
Alors qu’ils regagnaient leur base en fin de journée, les gendarmes ont effectué un contrôle de routine sur la route reliant Beni Boussaïd à El Bouihi. C’est à hauteur du lieu-dit «Laalam» que le troisième véhicule du convoi a été pris pour cible dans une embuscade. Les assaillants ont utilisé deux lance-roquettes artisanaux de type «habhab». Les éléments de la GGF ont aussitôt riposté par des tirs nourris. L’attaque n’a pas fait de victimes, mais a causé des dégâts matériels aux véhicules militaires.
Une vaste opération de ratissage a été immédiatement lancée et s’est poursuivie jusqu’au lendemain matin. C’est au cours de cette opération qu’un engin explosif artisanal a été déclenché, blessant grièvement un agent de sécurité au niveau des jambes alors qu’il effectuait une fouille sur les lieux.
Les recherches ont été étendues aux fermes environnantes, notamment à celle appartenant à un certain B. Youcef, cousin paternel de B. Abdelkrim, un individu activement recherché pour des faits de terrorisme. Dans cette ferme, les forces de sécurité ont découvert un arsenal servant à la fabrication d’engins explosifs : fils en acier, boîtes en carton, poudre suspecte, morceaux de caoutchouc, ainsi que des vêtements masculins probablement utilisés par les terroristes.
D’autres perquisitions, menées au domicile des proches des suspects, ont permis la saisie de matériaux similaires, confirmant l’existence d’un réseau de soutien logistique.
Interrogés, les deux suspects interpellés, B. Youcef et B. Kamel, ont admis lors de leur garde à vue être cousins de B. Abdelkrim et ont reconnu que les objets découverts dans la ferme et au domicile de B. Youcef appartenaient à ce dernier. Cependant, lors du procès en première instance, ils sont revenus sur leurs aveux, affirmant avoir parlé sous la contrainte.
A l’issue du jugement, cinq des sept accusés ont été condamnés à vingt ans de réclusion criminelle. Les deux autres, actuellement en fuite, ont été condamnés par contumace à la peine capitale.
Zemmouri. L

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