Ce que j’en pense: Tfouh !!!

>> Par Moncef Wafi

Tfouh sur la gueule des complices du génocide, ceux qui arment les meurtriers, les encouragent sous les couettes sombres du viol ancestral et se lamentent comme des veuves éplorées sur la perte de la Mosquée.
Tfouh sur la gueule des vautours, perchés en haut des tribunes des organisations internationales, qui murmurent, entre leurs lèvres cousues, un semblant d’indignation dans le morne regard, parce que le nombre de morts a dépassé ce que leur conscience morale peut admettre.
Tfouh sur la gueule des puissances occidentales qui alimentent ce massacre pour des intérêts géostratégiques, par lâcheté et par vengeance croisée. Des puissances qui protègent par la force, qui financent par le racket et qui massacrent par procuration.
Tfouh sur la gueule des impuissances arabes qui posent, en souriant de leurs fausses dents, pour un cliché immortalisant leur couardise et leur traitrise. Des impuissances qui pactisent avec le diable en aiguisant leurs langues fourchues pour cracher du venin sur les cousins.
Tfouh sur la gueule des indécis du monde, coupables de non assistance à peuple en danger d’extermination. Condamnables pour avoir renvoyé dos-à-dos bourreau et victime juste pour ne pas s’engager et continuer d’anesthésier leur conscience.
Tfouh sur la gueule des sionistes nazillons, assassins de civils sans défense et voleurs des terres palestiniennes qui lâchent du phosphore blanc sur la peau innocente d’enfants ghazaouis.
Tfouh sur la gueule des « normalisateurs » qui ont vendu la Cause, avec le peu de dignité qui leur restait, pour un semblant de sécurité et un rab de pouvoir. Des pays qui ont préféré la caresse d’une main calleuse sur un chien docile au péril d’un orgueil salvateur. Des Etats vassaux dirigés par des CDD qui tirent sur leurs peuples.
Tfouh sur la gueule des faux-semblants, des loups déguisés en berger et des bergers abandonnant leurs ouailles.
Tfouh sur la gueule des scribes loués, parfaits alibis épidermiques. Des chevaux de Troie ressemblant à des bourricots de foire.
Tfouh sur la gueule de tous les prêcheurs de l’apocalypse qui brandissent la fatalité comme excuse et détournent le regard lorsque le sang éclabousse l’écran.
Tfouh sur les crachats inutiles qui trahissent notre peur de demain, lorsque Ghaza ne sera plus. Quand Israël, débarrassé des guerriers d’en face, s’en prendra aux pleureuses d’ailleurs.

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