Forum de la jeunesse africaine à Oran: Ce que dit la déclaration finale

La quatrième édition du Forum de la jeunesse africaine, qui s’est clôturée lundi soir à Oran, a donné lieu à une déclaration finale encourageant une implication accrue des États membres de l’Union africaine (UA) pour répondre aux défis auxquels fait face le continent. Le texte appelle les gouvernements africains à prioriser l’éducation et le développement des compétences de la jeunesse en tant qu’axes essentiels pour l’avenir du continent.
Les recommandations soulignent la nécessité de développer une culture numérique inclusive et accessible, axée sur la pensée critique et l’innovation. L’objectif est d’assurer un accès universel à une éducation de qualité, notamment en rendant obligatoire et gratuit l’enseignement primaire, secondaire, et tertiaire, surtout dans les régions rurales et isolées.
Par ailleurs, les participants ont insisté sur l’importance de reconnaître les compétences pratiques, y compris celles acquises par le bénévolat et les stages, comme des critères de mérite pour l’accès à l’emploi et les études. Ils recommandent également de renforcer la formation et le perfectionnement des enseignants afin d’améliorer la qualité de l’éducation.
Le Forum a également plaidé pour une intégration active des jeunes dans les processus de décision, ainsi que pour l’application de la Charte africaine de la jeunesse (CAJ), pour que leurs voix soient prises en compte dans la construction de l’avenir du continent. Dans cette optique, le soutien à la révision de la CAJ est jugé essentiel pour inclure des perspectives nouvelles et accélérer l’autonomisation des jeunes.
Face à la transformation numérique mondiale, le Forum a exhorté les pays africains à investir dans les infrastructures numériques, à réduire le fossé technologique et à garantir un accès à Internet pour tous, y compris en milieu rural. L’intégration des compétences numériques dans les programmes scolaires et la promotion de la cybersécurité pour protéger les jeunes des menaces en ligne sont aussi des priorités clés, tout en encourageant l’essor de l’économie numérique comme moteur de développement pour l’Afrique.
Ch.G

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