Elle a étranglé la maitresse de son mari à Arzew: 20 ans de réclusion pour l’épouse trompée

Le tribunal criminel d’appel a condamné, dimanche, A. Nour el Houda, 34 ans, à 20 ans de réclusion pour meurtre et ses beaux-parents, B. Karim et H. Chahra à une année de prison ferme pour non-assistance à personne en danger.
L’affaire ainsi rejugée remonte au début du mois de juin 2022 quand une dispute a éclaté, à la Cité Zabana d’Arzew, entre Nour el Houda et une certaine H. Malika, une voisine d’immeuble âgée d’une trentaine d’années. Nour el Houda qui venait d’apprendre que son époux -recherché par les services de sécurité- avait été arrêté chez la voisine en question, ira la trouver pour lui demander des explications sur la présence de son mari chez elle.
Une violente dispute éclate et les deux femmes en viendront aux mains avant de brusquement tomber et dégringoler les escaliers sous les yeux effarés des beaux-parents de l’épouse trompée. Atterrissant sur son adversaire en bas des marches, Nour el Houda mettra ses mains autour du cou de Malika et tentera de l’étrangler. Des voisins réussissent péniblement à séparer les deux femmes et se rendent compte que Malika est dans un mauvais état. Ils la transportent d’urgence à l’hôpital d’El Mohgoun mais la jeune femme rend son dernier souffle avant d’arriver entre les mains des médecins. L’autopsie relèvera des traces de doigts sur le cou de la victime et conclura à une mort par strangulation.
Nour el Houda sera arrêtée pour homicide volontaire et ses beaux-parents pour non-assistance à personne en danger. Ils seront jugés et condamnés respectivement à 15 ans de réclusion criminelle et deux ans de prison avec sursis.
Devant le tribunal criminel d’appel, Nour el Houda assurera qu’elle n’avait pas l’intention de tuer la victime, qu’elle voulait juste lui donner une leçon : «Quand on nous a séparées, elle était toujours consciente, c’est après que j’ai appris sa mort», dira-t-elle en rejetant toute intention criminelle.
De leur côté, les beaux-parents tenteront également de se défendre, B. Karim affirmant qu’il ne pouvait pas intervenir dans une dispute impliquant deux femmes, et H. Chahra affirmant avoir été dans l’impossibilité d’agir car elle tenait dans ses bras sa petite-fille de cinq mois.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public soulignera les proportions alarmantes prises par la violence et requerra la peine capitale contre Nour el Houda. Il réclamera également cinq ans de prison contre les deux autres accusés. La défense, elle, plaidera les circonstances atténuantes.
Zemmouri. L
