Affaire du clandestin de l’avion Oran-Orly: Le procès en appel renvoyé au 27 août

Devant être jugée hier par la cour d’appel d’Oran, l’affaire du clandestin de l’avion Oran-Orly a été renvoyée au 27 août à la demande de plusieurs avocats de la défense.
Onze mis en cause dans cette affaire, dont deux se trouvent sous contrôle judiciaire, doivent répondre des accusations de mise en danger de passagers, exposition au danger de l’intégrité physique d’autrui, acte mettant en danger la sécurité de l’avion, et concernant les personnes se trouvant à bord, et mauvaise utilisation de fonctions.
A l’issue du procès de première instance qui s’est tenu en juin dernier, les deux prévenus qui se trouvaient sous contrôle judiciaire ont été relaxés alors que les autres mis en cause ont été condamnés pour mise en danger de la vie de personnes et leur sécurité. Ainsi, W.N., a écopé de trois ans de prison ferme assortie d’une amende de 200.000 DA alors que B.H., A.H., et Dj. O., ont été condamnés à deux ans de prison ferme ainsi qu’à une amende de 200.000 DA.
R.A., A.A., et Ch.A., ont écopé, quant à eux, de 18 mois de prison ferme ainsi que du même montant pour l’amende. Pour leur part, Ach. A. et B.O., ont été condamné à une année de prison ferme et une amende de 100 000 DA.
Pour rappel, cette affaire remonte au 28 décembre 2023 lorsqu’un jeune Algérien a réussi à s’infiltrer dans le train d’atterrissage du vol d’Air Algérie entre Oran et Orly. Il a été découvert en état d’hypothermie sévère à son arrivée à l’aéroport parisien.
Le 7 janvier 2024, une enquête judiciaire a été diligentée contre 10 officiers et agents de police travaillant à l’aéroport et un mécanicien de la compagnie Air Algérie pour infractions involontaires mettant en péril la vie des personnes à bord de l’avion et celle d’autrui, ainsi que la sécurité de l’avion, et ce conformément aux articles 290 bis, alinéa 1 du Code de procédure pénale, 205 et 206 de la loi fixant les règles générales relatives à l’aviation civile. Les mis en causes ont été auditionnés par le juge d’instruction qui a ordonné leur placement en détention provisoire.
Une audience spéciale a été décidé pour ce procès qui a débuté ce jeudi de 10h30 du matin jusqu’à 23h. Confrontés à ces faits, les prévenus les ont réfutés en boc, affirmant ne pas avoir pu commettre un tel délit mettant en danger leur carrière. De leur côté, plus de vingt témoins ont indiqué qu’à aucun moment ils n’ont décelé une quelconque complicité de ces prévenus. Le procureur a requis contre eux des peines allant de deux et trois ans de prison ferme. Les avocats ont plaidé la non-culpabilité de leurs mandants.
Zemmouri. L
