EHU 1er Novembre: Ce qu’il faut savoir sur l’hépatite virale

Le service des maladies gastro-intestinales et des maladies du foie de l’établissement hospitalier universitaire du 1 Novembre 1954, enregistre mensuellement entre 7 et 8 nouveaux cas d’hépatite virale B et entre 2 et 3 nouveaux cas d’hépatite virale C.

Dans ce cadre et, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite virale qui coïncide avec le 28 juillet, qui doit être célébrée cette année sous le thème «Il est temps d’agir», la professeure Chafika Manouni, chef du service en question, a souligné que l’État algérien a mis à disposition des traitements appropriés pour les deux types d’hépatite, tout en alertant sur la propagation de cette maladie en raison d’un manque de culture sanitaire préventive et à l’absence de dépistage précoce.
Elle a mis en garde contre le recours à la médecine alternative (phytothérapie, pratiques non conventionnelles) qui retarde le diagnostic et peut entraîner une détérioration de la santé des patients, voire le développement d’un cancer du foie ou la mort en raison du retard dans l’administration du protocole de traitement adéquat.
L’usage de drogues injectables chez les jeunes, souvent avec des seringues partagées, augmente également les risques de transmission.
Dans ce contexte, la professeure Manouni a annoncé que son service a récemment adopté un traitement 100% algérien pour soigner l’hépatite C. Elle a insisté sur l’importance de réduire les taux de mortalité et de contenir ces infections, qui prennent des proportions inquiétantes dans la région. L’utilisation croissante de traitements traditionnels non médicaux, telles que l’ail, conduit les patients à abandonner leurs traitements médicaux, aggravant ainsi leur condition. Elle a cité le cas récent d’un jeune homme de vingt ans, arrivé au service dans un état grave d’hépatite virale A, qui a succombé après quelque temps. La professeure a expliqué que cette maladie, une inflammation du foie, peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie, et que les hépatites virales B et C se transmettent par injection ou par contact avec les fluides corporels infectés (salive, sécrétions buccales, relations sexuelles). La professeure a appelé les citoyens à effectuer des dépistages précoces pour détecter cette maladie à un stade initial et à prendre des précautions si un membre de la famille est infecté. Par ailleurs, le ministère de la Santé a récemment mis en place une plateforme numérique dans divers services pour recenser les cas d’hépatite virale et suivre les patients traités à travers tout le pays.
Par ailleurs, le service de l’EHU sera équipé de ce programme numérique dans les prochains jours, conformément aux efforts nationaux de lutte contre l’hépatite virale. Cette initiative fait partie de la stratégie nationale pour éradiquer cette maladie, avec un accent particulier sur le diagnostic et la gestion des hépatites B et C. Le service sera également intégré à un réseau national de lutte contre l’hépatite dans l’année en cours.
La professeure Manouni a également mentionné sa participation à un guide intitulé «Livre blanc», dirigé par le ministère de la Santé. Ce guide, disponible en ligne, est destiné à tous les médecins, généralistes et spécialistes pour traiter le problème de l’hépatite virale. Enfin, un programme de sensibilisation a été mis en place pour célébrer la Journée mondiale contre l’hépatite virale, mettant en lumière la nécessité urgente d’accélérer les programmes de dépistage et de renforcer l’accès aux services de traitement et de prévention afin d’atteindre l’objectif ambitieux de l’Organisation mondiale de la santé : éliminer l’hépatite comme problème de santé publique d’ici 2030.
Fayçal A.

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