Automobile : La sous-traitance au cœur de la stratégie industrielle

L’Algérie place la sous-traitance, qui permet d’atteindre une intégration locale optimale, au cœur du développement de l’industrie automobile. Ce cap a été réitéré lors de la réunion qui a regroupé, lundi dernier, le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, et le président de la Confédération des industriels et des producteurs algériens (CIPA), Abdelwahab Ziani.
Le ministre a affiché son plein soutien à l’initiative de la CIPA qui vise à promouvoir le secteur de la sous-traitance, à travers un programme d’action permettant d’atteindre les taux d’intégration exigé dans le cahier des charges régissant l’industrie automobile en Algérie. Un groupe de travail sera mis en place pour suivre la progression de l’intégration locale.
Ainsi, M. Aoun a appelé « les opérateurs économiques désirant contribuer au développement de l’économie nationale à se rapprocher des services compétents du ministère, en coordination avec la Confédération ». Pour lui, les portes de son département « sont ouvertes au dialogue et au débat ». La Confédération a signé une convention-cadre avec l’Association africaine des industriels automobiles pour accompagner les industriels dans la améliorer les taux d’intégration, conformément aux exigences du cahier des charges régissant cette activité.
Selon le président de la bourse algérienne de la sous-traitance, Kamel Agsous, cité récemment par l’APS, plus de 200 PME algériennes sont capables d’approvisionner le secteur local de l’industrie automobile dans le cadre de la sous-traitance. Les entreprises sous-traitantes sont en mesure de fournir aux usines tous les équipements automobiles qui se chiffrent à plus de 3 000 composants.
L’usine « Fiat El-Djazair » du groupe Stellantis basée à Tafraoui, à Oran, qui a lancé, il y a quelques jours la production de la nouvelle version de la Fiat Doblo, s’est engagée à faire progresser le taux d’intégration locale. L’usine vient de signer des contrats de partenariat avec 4 sous-traitants locaux pour la fourniture et le montage des roues, de faisceaux électriques et électroniques ainsi que les kits sirghaz, indique un communiqué du ministère de l’industrie.
L’Algérie souhaite lancer une véritable industrie automobile avec un taux d’intégration élevé. Le Chinois Chery a déjà lancé la concrétisation de son projet d’usine à Bordj Bou Arreridj, à l’est du pays.
Selon la direction du représentant de la firme en Algérie, l’unité entrera bientôt en production avec une capacité initiale de 24 000 véhicules par an pour passer à terme à 100 000 véhicules. L’objectif du gouvernement est de baisser les prix des véhicules qui ont atteint des sommets et surtout bâtir une véritable industrie automobile.
G. Salima
