40.000 diplômés bénéficieront de contrats de travail: Une rentrée universitaire « intelligente » et cybersécurisée
La rentrée universitaire 2025-2026 s’est distinguée par son caractère « intelligent et cybersécurisé », a affirmé Abdeldjebbar Daoudi, conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur chargé de l’information numérique et statistique. Plus de 1,8 million d’étudiants ont été inscrits à distance via 69 plateformes numériques, simplifiant ainsi les démarches administratives et améliorant l’expérience estudiantine.
S’exprimant dimanche à la Radio nationale (Chaîne 1), M. Daoudi a annoncé la création de 53 nouveaux programmes de formation en licence, master et diplôme d’ingénieur, dont des parcours à double certification, sous la supervision d’une commission pédagogique nationale. « L’Université algérienne est désormais un acteur central du développement durable », a-t-il souligné, précisant que 65 % des nouveaux bacheliers se sont orientés vers les filières scientifiques, mathématiques et technologiques.
Par ailleurs, et dans la perspective d’un meilleur arrimage avec l’économie nationale, M. Daoudi a révélé que 40.000 étudiants bénéficieront de contrats de travail permanents dès l’obtention de leur diplôme. Parmi eux, 33.000 intégreront le secteur de l’éducation en tant qu’enseignants et 7.000 rejoindront les établissements de santé dans le cadre de la formation paramédicale. « Il s’agit d’un chiffre inédit, représentant plus de 14 % des nouveaux bacheliers de cette année », a-t-il affirmé.
Concernant la recherche, il a confirmé l’organisation d’un concours national de doctorat pour 2025-2026, offrant 4.012 postes budgétaires, avec une procédure d’inscription et de candidature 100 % numérique, garantissant « transparence et égalité des chances ».
Le conseiller a également mis en avant l’amélioration des infrastructures : 28.000 nouvelles places pédagogiques et 25 résidences universitaires viennent d’être réceptionnées, portant la capacité globale à 1,9 million de places pédagogiques et 556.000 lits en résidences.
Sur le plan international, M. Daoudi a souligné « l’âge d’or » que connaît actuellement l’Université algérienne, citant le fort intérêt d’établissements étrangers pour ses diplômés. En outre, le pays accueille désormais plus de 65.000 étudiants africains de 45 nationalités, ainsi que des étudiants en provenance de 21 pays arabes et 25 autres nationalités internationales, dont les États-Unis et plusieurs pays européens et asiatiques.
Les disciplines les plus demandées par les étudiants étrangers concernent l’intelligence artificielle, la robotique et le contrôle des drones, ainsi que les sciences médicales, générant des recettes estimées à plus de 50.000 euros.
Rappelons que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a supervisé, hier à l’université « Ahmed Ben Yahia El-Wancharissi » de Tissemsilt, la cérémonie d’ouverture officielle de la nouvelle année universitaire.
A cette occasion, il a affirmé que l’Université algérienne constitue « le cœur battant du développement local et national par la créativité, la diffusion et la valorisation du savoir dans ses amphithéâtres et ses laboratoires de recherche, afin de concrétiser la prospérité et le bien-être du peuple algérien ».
M. Baddari a également mis en avant l’engagement du président de la République à faire de l’Université algérienne « un vecteur du développement et un pilier de son projet national et de renaissance », estimant que « le développement ne peut se réaliser qu’à travers l’université, productrice de savoir, et qui fait de l’Algérie un pays émergent sur les plans économique, social et culturel ».
T. Feriel
