EHU 1er novembre: Plus de 3.600 urgences oncologiques en 2024
Entre janvier et septembre 2024, le service d’oncologie de l’EHU d’Oran a pris en charge un total de 3.619 cas d’urgences liés aux effets secondaires des traitements oncologiques. Parmi ces cas, 1.599 concernaient des hommes et 2.020 des femmes, ce qui représente une moyenne quotidienne de 20 cas. Ces urgences incluent des complications découlant des traitements de chimiothérapie et d’immunothérapie, entraînant divers effets secondaires nécessitant une attention médicale immédiate.
Dans le cadre de la gestion de ces urgences, l’hôpital a organisé jeudi une journée scientifique de formation continue, dédiée aux urgences en oncologie. Cette journée a réuni des professionnels de santé de diverses spécialités pour débattre des défis posés par les situations d’urgence chez les patients atteints de cancer. Sous la direction de la professeure Faïza Breksi Reguig, l’événement a été organisé en collaboration avec l’Association oranaise d’oncologie (SOMO) et la Faculté de médecine de l’Université d’Oran. Plus de 100 participants, comprenant médecins spécialistes, résidents et paramédicaux, ont assisté à cette journée, avec des intervenants de plusieurs établissements voisins, permettant des présentations en direct et en ligne via Zoom.
L’objectif principal de cette journée était de favoriser l’échange d’expériences et de connaissances entre les différentes spécialités impliquées dans la gestion des effets secondaires des traitements oncologiques. Au cours de cet événement, plusieurs conférences ont été présentées, abordant différents sujets. Les participants ont ainsi débattu des thromboses liées au cancer, de la gestion de la douleur et de l’anxiété, de l’anémie et du cancer, ainsi que des déséquilibres électrolytiques, tels que l’hyponatrémie et l’hyperglycémie.
D’autres thématiques ont également été explorées, notamment l’insuffisance rénale liée aux traitements chimio-thérapeutiques, les réactions cutanées aux médicaments anticancéreux, ainsi que les urgences chirurgicales et gastro-intestinales. Un sujet particulièrement pertinent a été la prise en charge des patients atteints de cancers obstructifs de l’estomac, où les intervenants ont partagé des approches pratiques et des stratégies de traitement. En outre, les thérapies complémentaires, telles que les huiles essentielles, ont été évoquées comme moyen potentiel d’atténuer les effets secondaires des traitements.
F.A
