Protestation des étudiants en sciences médicales : Une rencontre prévue aujourd’hui avec Badari

Des représentants des étudiants en sciences médicales à Oran doivent se déplacer aujourd’hui à Alger pour assister à une rencontre avec Kamel Baddari, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, afin de trouver des solutions aux revendications soulevées après deux jours de protestation à la Faculté de médecine d’Oran.

Les revendications à caractère local ont déjà été résolues par le recteur de l’université Oran 1, mais d’autres, de vocation nationale, nécessitent des décisions au niveau central. Selon les représentants des étudiants protestataires, dont le mouvement a été coordonné par l’UGEA, 150 postes d’examen de spécialité ont été ajoutés au quota d’Oran. Les étudiants ont également été rassurés quant à l’annulation de la suspension de trois ans en cas d’abandon de poste après une réunion avec le recteur de l’université.
Pour rappel, le mouvement pacifique de protestation a été lancé en fin de semaine dernière. Dans un communiqué, l’UGEA a salué les efforts de l’Algérie nouvelle pour le développement du secteur et pour trouver des solutions aux problèmes, tout en demandant des réponses efficaces et durables aux préoccupations signalées dans le document. Le communiqué dénonce l’insuffisance du nombre de postes dans l’examen de spécialité, qui ne répond pas aux besoins de la wilaya, avec 200 postes de moins par rapport à l’année dernière. L’UGEA critique également la suspension de trois ans en cas d’abandon de poste, une décision qui, selon elle, va augmenter le chômage, malgré les instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Par ailleurs, l’UGEA mentionne les difficultés rencontrées par les étudiants, telles que l’insuffisance des services de formation et de stages, malgré l’augmentation du nombre de places pédagogiques ces deux dernières années, ce qui a créé une forte pression. Le communiqué évoque également l’ambiguïté du nouveau système pour les étudiants en médecine et la prime universitaire, qui ne répond plus à leurs besoins. À cela s’ajoute la question de la prime de stage pour les médecins internes, malgré leur contribution au système de santé.
W. Toufik

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