Agression et kidnapping : Les peines allégées en appel
Accusés dans une affaire d’agression à l’arme blanche et de kidnapping, quatre individus ont été jugés par le tribunal criminel d’appel. Suite aux délibérations, les deux premiers accusés, condamnés à cinq ans de réclusion en première instance, ont écopé de trois années de prison ferme. Quant aux deux autres, leur relaxe en première instance a été confirmée lors de ce procès en appel.
Les faits remontent au 20 octobre 2023, lorsque les services de police reçoivent une information de l’hôpital du 1er novembre d’Oran portant sur l’admission d’un jeune homme présentant des traces de violences corporelles infligées à l’aide d’une arme blanche. La victime était arrivée à l’EHU à bord d’un véhicule, présentant des blessures au niveau du dos et des mains. Suite à la plainte déposée par l’intéressé, une enquête a été ouverte par les policiers qui, grâce aux enregistrements des caméras de surveillance, parviendront à identifier les auteurs de ces faits très graves. Il s’agit de deux frères, S.A., et S.K.
Entendue suite à ces investigations, la victime déclarera que ce jour-là, elle se trouvait dans un salon de coiffure pour hommes à El Akid lorsque des jeunes munis d’armes blanches ont investi les lieux. Elle reconnaîtra deux d’entre eux : un certain « Mahrouga », résidant à Bir El Djir, et « Djabouni », qui habite à la cité des Amandiers. C’est alors que le premier mis en cause s’acharnera sur lui avec une arme blanche, lui portant des coups sur plusieurs parties du corps.
Après avoir reçu ces coups, les autres personnes ayant également investi les lieux le transporteront à bord d’une voiture vers un endroit inconnu et lui demanderont où se trouve la quantité de cocaïne ramenée d’Espagne par une tierce personne. Voyant son état empirer alors qu’il venait de perdre connaissance, ses agresseurs le transporteront devant la porte de l’EHU pour le déposer sur le trottoir. La victime précisera qu’elle connaît les deux mis en cause l’ayant agressée mais n’avoir aucun lien avec eux, ajoutant que les assaillants étaient au nombre de huit. Après avoir fait ces déclarations, la victime a été admise au bloc opératoire pour y subir une intervention chirurgicale.
Interrogés, les deux frères cités plus haut expliqueront que ces faits ont débuté quinze jours avant l’agression, lorsque l’un des mis en cause lui avait remis 10 000 euros en lui demandant de les convertir. Au lieu de cela, il les lui aurait volés. L’ayant relancé à plusieurs reprises, la victime aurait éteint son téléphone pour ne plus répondre. Le prévenu se serait alors mis à sa recherche jusqu’au jour où il apprit sa présence à Haï El Akid Lotfi. Là, accompagné de ses amis, il l’agressera violemment avec un couteau, tout en niant qu’une quelconque affaire de cocaïne ne les oppose.
Appelé à la barre du tribunal criminel d’appel, le premier mis en cause ne changera pas de déclaration, tandis que les autres nieront les faits. Le parquet a requis contre ces derniers sept ans de prison.
Zemmouri. L
