A 1.000 DA dans certains points de vente: La banane flambe

Le prix de la banane atteint désormais 1 000 DA le kilogramme dans certains points de vente à Oran. Les tarifs demeurent toutefois variables selon la qualité, le calibre et le degré de maturité du fruit.

Cette hausse intervient après plusieurs fluctuations enregistrées depuis le début de l’été. Sur les marchés de la ville, des consommateurs expliquent adapter leurs achats à ces nouveaux tarifs. Certains renoncent à la banane, d’autres en réduisent les quantités ou prennent davantage le temps de comparer les offres. Pour plusieurs d’entre eux, le fruit est devenu un achat qui nécessite désormais un arbitrage.
Les commerçants rencontrés mettent, pour leur part, en avant la hausse du coût d’achat. « Nous achetons cher », expliquent plusieurs vendeurs, qui évoquent également les frais de transport et de manutention ainsi que les pertes liées à la maturation du produit. Selon eux, le prix de vente doit tenir compte de ces différentes charges.
L’approvisionnement constitue ainsi l’un des principaux facteurs susceptibles d’influencer les prix. À Oran, le marché de gros d’El Kerma joue un rôle important dans la distribution des fruits et légumes vers les marchés de détail. Les volumes disponibles à ce niveau peuvent avoir une incidence sur l’offre proposée aux consommateurs, explique un marchand.
Entre l’importation et l’achat par le consommateur, le produit passe par plusieurs étapes : transport, marché de gros, distribution et commerce de détail. Chacune génère des coûts qui interviennent dans la formation du prix final.
À cela s’ajoute la particularité de la banane, un produit périssable dont la maturation évolue rapidement. Les conditions de transport et de commercialisation doivent être adaptées, tandis que les invendus peuvent entraîner des pertes pour les détaillants.
Dans ce contexte, une variation de l’offre peut rapidement se répercuter sur les prix, ajoute un autre commerçant.

Des prix qui évoluent par à-coups

Le niveau actuellement observé à Oran n’est pas inédit. En mars 2026, le kilogramme de bananes avait déjà atteint 700 à 800 DA dans certains marchés de la ville. Des opérations de contrôle avaient alors été menées par les services du commerce, après lesquelles les prix avaient reculé autour de 480 DA/kg.
À l’échelle nationale, une nouvelle hausse avait été relevée fin juin. La banane se négociait alors autour de 650 DA/kg sur les marchés de gros, contre 700 à 750 DA/kg au détail, dans un contexte marqué par une diminution de l’offre et un ralentissement des importations. Un commerçant rencontré à Oran estime que cette situation continue de peser sur les tarifs pratiqués.
Les prix relevés actuellement dans certains marchés oranais se situent ainsi au-dessus de ceux observés quelques semaines auparavant.
Au-delà du montant affiché sur les étals, la formation du prix reste difficile à mesurer sans données précises sur l’ensemble de la chaîne. Entre le coût d’importation et le prix payé par le consommateur interviennent notamment le prix d’entrée, le passage par le marché de gros, le transport, la distribution, les pertes éventuelles et la marge commerciale.
Les prochains arrivages à El Kerma seront donc particulièrement suivis. Une amélioration de l’offre pourrait favoriser une détente des prix, tandis qu’une disponibilité moindre pourrait prolonger les niveaux actuels.
À 1 000 DA/kg dans certains points de vente, la banane illustre ainsi les variations que peuvent connaître les produits importés sur le marché oranais. Son évolution dépendra désormais de la régularité des approvisionnements et des volumes disponibles.
Khaled B.

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