Adoption du budget de wilaya 2026 : La Santé et l’Education sous-financées, selon Ouchene

L’Assemblée populaire de la wilaya d’Oran a adopté hier à l’unanimité le budget initial 2026, qui dépasse 6 milliards de dinars et 40 millions de centimes.
Les budgets fiscaux sont estimés à plus de 3,8 milliards de dinars, les budgets liés aux biens de l’Etat à plus de 65 millions de dinars, et les budgets issus des taxes sur le logement dépassent 216 millions
de dinars.
Les autres recettes diverses s’élèvent à 100.000 dinars. Le fonds de solidarité et de garantie des collectivités locales enregistre une augmentation des subventions de 90% par rapport à 2025, tandis que les budgets du fonds provincial pour l’éducation des initiatives de la jeunesse et les pratiques sportives atteignent 651 millions de dinars, avec une contribution de la wilaya de 7% et des communes de 4%.
La session a également abordé des dossiers variés, notamment la régularisation foncière selon la loi 15/08, la préparation de la rentrée scolaire 2025-2026, ainsi que d’autres sujets relevant de différents secteurs.
Le wali, Brahim Ouchene, a exprimé son mécontentement concernant les budgets alloués aux secteurs vitaux que sont la Santé, l’Education et l’Action sociale dans le budget initial 2026 de la wilaya.
Selon lui, ces secteurs essentiels à la vie quotidienne des citoyens disposent de budgets faibles, surtout en comparaison avec le secteur de la jeunesse et des sports. Pour 2026, le budget de la santé s’élève à 9,5 milliards de dinars sur un budget total dépassant 600 milliards de dinars, l’éducation dispose d’un budget de 6 milliards de dinars, tandis que l’action sociale ne reçoit qu’un budget de 34 millions de dinars.
Le wali a insisté sur la nécessité de corriger cette situation lors de la préparation des prochains budgets. « Avant qu’un jeune puisse pratiquer un sport, il a besoin d’une bonne éducation et d’une santé solide », a-t-il rappelé. Il a également souligné que les 623 écoles primaires, dotées de 391 cantines scolaires, ne permettent de nourrir que 50% des élèves. Ce déficit en matière d’alimentation scolaire souligne l’importance de renforcer ce secteur, notamment pour les familles dont le pouvoir d’achat ne permet pas de fournir un repas suffisant à leurs enfants. L’action sociale, qui soutient directement les citoyens vulnérables, nécessite également un budget plus conséquent.
Khaled Boudaoui
