Agression d’un taxieur : Un an de prison pour l’accusé

Le tribunal criminel de première instance a condamné Y.S. à un an de prison ferme, à la suite d’une procédure d’opposition. Le prévenu, qui avait initialement écopé de dix ans de réclusion par contumace, devait répondre du chef d’inculpation de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente.
Les faits remontent au 22 octobre 2019. Ce jour-là, une altercation éclate entre le mis en cause et un chauffeur de taxi. Furieux que ce dernier ne lui ait pas cédé le passage, le conducteur du camion est descendu de son véhicule pour agresser violemment le taxieur. Après l’avoir extirpé de force de son habitacle, il l’a projeté au sol avant de lui porter de nombreux coups de pied. La victime n’a dû son salut qu’à l’intervention d’un passant, qui lui a porté secours et l’a évacuée vers les urgences médicales.
Compte tenu de la gravité de son état, notamment des fractures sévères aux genoux, la victime a dû subir plusieurs interventions chirurgicales. Entendu par les enquêteurs après sa prise en charge, le chauffeur de taxi a formellement mis en cause son agresseur, réfutant l’avoir délibérément bloqué et décrivant un acharnement d’une grande violence.
Le dossier médical et le rapport du médecin légiste confirment que les traumatismes subis se sont soldés par des séquelles irréversibles. Malgré les opérations, l’état de la victime ne s’est pas amélioré, lui laissant un handicap à vie estimé à 45 % par les spécialistes. Les comptes-rendus médicaux précisent qu’une prothèse a dû être posée pour remplacer l’os du genou brisé lors de l’agression, et que son état requiert désormais un contrôle médical permanent pour prévenir toute complication.
Appelé à la barre du tribunal criminel, le prévenu a reconnu l’existence de la dispute, tout en tentant de minimiser la portée de ses actes. Alors que le représentant du ministère public a requis dix ans de réclusion criminelle, la défense a, de son côté, plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.

Bouton retour en haut de la page