Agression sioniste contre le Qatar: Israël frappe Hamas à Doha

Hier, des explosions retentissent soudainement à Doha, la capitale du Qatar, dans le quartier de Katara et près de la station-service de Legtifya, provoquant d’épaisses colonnes de fumée noire visibles à plusieurs kilomètres à la ronde.
Des journalistes de Reuters, de l’AFP et d’autres médias confirment la gravité de l’événement : des frappes aériennes israéliennes ont visé des hauts responsables du Hamas présents dans la ville, où siège son bureau politique depuis plusieurs années.
L’entité sioniste a reconnu officiellement son implication dans cette attaque « sur la base d’informations de renseignement préalables ». Parmi les cibles identifiées figureraient Khalil al-Hayya, chef du bureau politique du Hamas et négociateur principal pour Ghaza, ainsi que Zaher Jabarin, responsable des opérations du Mouvement en Cisjordanie. D’autres figures comme Khaled Mashal, Muhammad Darwish, Razi Hamad ou Izzat al-Rishq auraient également été visées.
Le Qatar, jusque-là médiateur clé dans les négociations de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, a immédiatement condamné l’agression qualifiée de « honteuse attaque criminelle » portant atteinte à sa souveraineté et aux normes du droit international. Une enquête de haut niveau a été ouverte pour évaluer les conséquences de cette frappe sans précédent sur son sol national.
Parallèlement, l’Iran a dénoncé l’opération comme une « violation flagrante du droit international et dangereuse », tandis que le ministère américain des Affaires étrangères à Doha a émis un ordre de confinement des citoyens américains présents dans la capitale, le temps de faire le point sur la situation sécuritaire.
L’attaque survient en pleine impasse diplomatique. Des négociateurs du Hamas étaient réunis à Doha pour examiner une dernière proposition américaine de cessez-le-feu, présidée par l’envoyé spécial Steve Witkoff. L’opération semble ainsi avoir été déclenchée au moment même où les discussions étaient en cours, fragilisant encore davantage tout espoir de règlement immédiat du conflit.
Un élément nouveau et hautement controversé : plusieurs sources israéliennes affirment que le président américain Donald Trump aurait donné son feu vert à l’opération. D’autres médias évoquent que les autorités américaines en avaient été informées à l’avance. Toutefois, le gouvernement israélien, par la voix du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a revendiqué l’entière responsabilité de l’opération.
Cette frappe marque la première attaque directe d’Israël sur le territoire qatari depuis le début de la guerre en octobre 2023. Doha, jusque-là sanctuaire diplomatique et clé de voûte des négociations régionales, voit sa position sévèrement fragilisée.
Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué concernant les victimes. Tandis que des médias affirment que certains dirigeants ont survécu, d’autres évoquent des morts, notamment le décès de Khalil al-Hayya. Toutefois, ces informations restent contestées et non confirmées.
En effet, un responsable de Hamas a déclaré à Al Jazeera que la délégation dirigeante du mouvement, dirigée par Khalil al-Hayya, a survécu à cette tentative d’assassinat.
O.A Nadir
