Assassinat d’un octogénaire à Béthioua : Les accusés lourdement condamnés
Le tribunal criminel de première instance a rendu son verdict dans l’affaire de l’assassinat d’un homme de 89 ans à Béthioua. Trois des principaux accusés ont écopé de 20 ans de réclusion criminelle, tandis que leur complice, un chauffeur clandestin, a été condamné à cinq ans de prison. Un huis clos de violences et de cupidité qui s’est joué en plein jour.
L’affaire remonte au 14 avril 2024. Ce jour-là, la sinistre découverte de la dépouille d’un homme de 89 ans au niveau du boulevard Othmane, à Béthioua, plonge la localité dans l’émoi. Alertés, les services de police dépêchés sur les lieux découvrent une scène d’une rare violence : le corps sans vie du vieil homme gît sur le sol, les pieds ligotés, portant d’évidentes traces de traumatismes. Les premières constatations révèlent immédiatement le scénario du drame. La porte d’entrée de la demeure a été fracturée au moyen d’une lourde pierre. À l’intérieur, les pièces ont été entièrement retournées, les effets personnels éparpillés sur le sol, et une armoire en fer a été forcée.
L’enquête de voisinage et les investigations préliminaires s’accélèrent rapidement. Un premier suspect est alors appréhendé. Confronté aux indices matériels, il ne tarde pas à passer aux aveux et à dévoiler les détails d’un plan machiavélique. Selon ses déclarations, c’est le dénommé K.M. qui a orchestré le coup, persuadé que le vieil homme dissimulait une fortune à son domicile.
Profitant de l’absence de l’octogénaire, alors occupé dans son magasin, les criminels s’introduisent chez lui en plein jour pour cambrioler les lieux. Mais vers 12h30, le vieil homme regagne inopinément son domicile. Il est alors violemment frappé à la tête à l’aide d’une pelle par le dénommé A.M. Tandis que la victime agonise au sol, les assaillants poursuivent méthodiquement leur fouille, avant que le vieil homme ne rende le dernier soupir.
Leur macabre entreprise s’avère pourtant infructueuse : aucune somme d’argent d’importance n’est découverte. C’est à ce moment qu’ils font appel au quatrième prévenu, W.I., un transporteur clandestin. Monté à bord, le groupe lui confie l’effroyable vérité avant de se faire conduire au magasin de la victime dans l’espoir, encore une fois déçu, d’y trouver un butin.
Appelés à la barre du tribunal criminel, les accusés ont tenté de nier l’évidence, se lançant mutuellement la responsabilité du crime dans un ultime exercice de défense.
Face à la gravité des chefs d’inculpation — homicide volontaire avec préméditation, violation de domicile et vol qualifié par effraction —, le ministère public avait requis la peine maximale.
Zemmouri L.
