Ce que j’en pense: Galtier vs Atal, quand la justice française louche

Par Moncef Wafi

Christophe contre Youcef, c’est l’histoire improbable de Goliath contre David ; Jalout contre Daoud, le prophète pas le renégat préféré de BHL. Si Christophe porte un nom typiquement français comme les adore si bien le philosophe des sombres présages, Zemmour de Aïn El Hammam, Atal, lui, a le malheur d’arborer un patronyme suspect, candidat favori à une fiche classée S dans les dossiers de Moussa Darmanin, l’homme de main de l’extrême-droite sioniste.
Le premier est accusé par la justice de son pays de harcèlement moral et de discrimination à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée. On parle bien sûr de l’ex-entraineur du Qatar Football Club aka Paris SG. Le gars, depuis qu’il a été viré du club parisien, s’est refait la cerise du côté de la très démocratique République saoudienne des deux chameaux, toujours prompte à jouer le rôle de l’éboueur attitré de ses maîtres occidentaux.
En clair, le franchouillard coach Galtier, pour plaire au maire raciste et islamophobe de Nice, le Estrosi de sinistre mémoire, a voulu blanchir et catholiser l’OG Nice, en faisant la chasse aux « King Gong » et aux « sales types », version algérienne. Il est suspecté, à fortes raisons, d’islamophobie déclarée et assumée. Le gars était tout simplement poursuivi pour délit de faciès, en fait juste une seconde nature chez les services de sécurité tricolores et ses commanditaires.
Julien Fournier, alors dirigeant de Nice, avait déclaré aux enquêteurs frileux que Galtier lui avait déclaré, à propos de nouvelles recrues : « Julien, tu n’as toujours pas compris. Moi je ne veux plus de noirs ou d’arabes ». La messe est dite et le muezzin peut appeler à la prière.
Le second est accusé de crime contre l’humanité, d’appel au meurtre des Martiens et de génocide contre les vers de terre de Socotra. Youcef Atal a été trainé devant les tribunaux de sa majesté des mouches, Macron du Guichet, pour « provocation à la haine à raison de la religion ». Roulement de tambour et sonnerie de trompette de Messaoud Bellemou. Tout le monde se tait et ceux qui sont assis se lèvent pour laisser la place à ceux qui sont debout.
Après les bombardements sionistes sur Ghaza, le natif de Boghni avait osé partager, sur son compte instagram, une vidéo du prédicateur Mahmoud Al Hasanat qui avait maudit les juifs pour ce qu’ils ont fait aux enfants de Ghaza. Le joueur n’avait répondu qu’à son instinct primaire d’humain comme l’ont fait des millions d’autres avant et après lui. Mais, ne voilà-t-il pas qu’il joue au même club que celui de Galtier, sous les aboiements du même sinistre Estrosi, véritable chien de garde du lobby sioniste à Nice. Il n’en fallu pas plus pour déchaîner la colère des gardiens du Temple de Salomon et précipiter le malheureux aux gémonies.
Résultats des courses : Galtié, pour avoir étiqueté ses joueurs selon la race et la religion, a été blanchi par la justice française alors que pour Atal, la procureure a réclamé « 10 mois de prison assorti d’un sursis simple, une amende de 45 000 euros et la diffusion de la décision de justice sur Instagram pendant une durée d’un mois ». Juste pour avoir posté une vidéo et posé en keffieh avec l’équipe nationale, on veut faire de lui un exemple à ne pas reproduire. La prison même virtuelle, un racket en bonne et due forme et l’obligation à afficher sa condamnation sur son propre compte comme pour mieux l’humilier.
N’est-elle pas belle la justice française !!!

Voir Aussi
Fermer
Bouton retour en haut de la page