Selon l’Union nationale des transporteurs algériens: 40% des transporteurs par bus en faillite à Oran

Le directeur régional du bureau de l’Union nationale des Transporteurs algériens (UNAT), Cheikh Amar Noureddine, a lancé lundi, un cri de détresse en raison de la situation actuelle de l’activité du transport par bus, surtout en milieu urbain.
Notre interlocuteur a affirmé que «40 % des transporteurs ont quitté cette activité à Oran à cause des difficultés rencontrées sur le terrain». Il a également annoncé que «80 % du parc de bus à Oran se trouve dans un état lamentable à cause du non-renouvellement des véhicules». Notre interlocuteur a également déploré la pénurie certaines pièces de rechange de autobus : «Il y a une véritable pénurie de pièces d’origine pour les bus. Il faut payer 14 millions de centimes pour acheter un radiateur d’origine et, parfois, on est obligé de modifier le radiateur d’un camion pour le placer ensuite dans le bus. C’est décevant de savoir que des bus âgés de 20 ans circulent toujours à Oran, Cela se répercute négativement sur les transporteurs, les usagers et la qualité de service. Pour ouvrir le moteur d’un bus chez un mécanicien, il faut au minimum 120 millions de centimes», énumère-t-il encore.
Cheikh Amar Noureddine a également expliqué que «le tarif actuel du ticket ne suffit même pas à couvrir 5% des charges», en précisant que les choses ont changé ces dernières années. «En quelques années, le prix de certaines pièces de rechange a été multiplié par 10. À cela s’ajoute la main-d’œuvre. C’est pourquoi des transporteurs ont quitté cette activité à cause de l’absence d’un réel accompagnement», dira-t-il.
Le représentant des transporteurs à Oran a appelé à une «véritable politique d’accompagnement de la part des services concernés, une révision du prix du ticket et des crédits bancaires pour pouvoir renouveler le parc afin d’acquérir de nouveaux bus qui répondent aux normes et permettront une meilleure qualité de service aux citoyens», conclut-il.
Hamza. B
