Constitution: Les amendements techniques salués

Le directeur de Cabinet de la Présidence de la République, Boualem Boualem, a affirmé lors d’une conférence nationale tenue au Palais des Nations à Alger que l’amendement technique de la Constitution constitue un apport qualitatif destiné à renforcer l’efficacité des pouvoirs et des institutions constitutionnelles tout en garantissant une meilleure protection des droits et des libertés. Il a rappelé que les amendements annoncés par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visent à consolider les acquis démocratiques et à combler les lacunes constatées dans l’application des textes
constitutionnels.
Boualem Boualem a souligné que la Constitution du 1er novembre 2020, initiée par le président Tebboune et approuvée par le peuple algérien, a introduit des réformes majeures. Toutefois, la pratique sur le terrain a révélé la nécessité d’améliorer certains aspects techniques concernant dix points soumis au débat. Ces ajustements sont perçus comme des instruments d’habilitation constitutionnelle permettant de traiter les ambiguïtés ou contradictions relevées lors de l’application effective des dispositions.
Le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Karim Khelfane, a indiqué que l’expérience de son instance a montré l’importance de réviser la loi organique relative au régime électoral afin d’améliorer la qualité des performances et de renforcer les acquis constitutionnels. Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a insisté sur la nécessité de préserver l’indépendance de l’ANIE et de consolider l’acquis démocratique électoral.
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a présenté les principaux axes du projet de loi relatif au régime électoral. Celui-ci prévoit des réformes globales visant à renforcer la transparence et à écarter l’argent sale, tout en confiant l’aspect logistique au ministère de l’Intérieur afin de permettre à l’ANIE de se consacrer pleinement à ses missions de contrôle.
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a pour sa part souligné que ces amendements techniques incarnent la volonté de l’État de poursuivre le renforcement du processus démocratique et de consolider l’État de droit. Il a rappelé que la Constitution de 2020 constitue une étape historique et un acquis majeur pour la Nation en renforçant les institutions et en garantissant les libertés et les droits.

Adhésion partisane

Selon lui, l’amendement technique vise à clarifier certaines dispositions procédurales et à combler les lacunes révélées par la pratique, sans toucher aux constantes nationales ni aux principes constitutionnels en place. Cette démarche traduit l’engagement de l’État à adopter une approche juridique minutieuse fondée sur la stabilité et la continuité.
Concernant la loi organique relative au régime électoral, le Premier ministre a expliqué que les amendements proposés visent à améliorer le cadre organisationnel du scrutin, à garantir la transparence de toutes ses étapes et à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions élues. Il a insisté sur le fait que la réussite de ces réformes dépend de l’engagement de l’ensemble des acteurs politiques, institutionnels et sociaux dans un dialogue responsable et constructif au service des intérêts supérieurs de la Nation.
Pour leur part, les partis politiques présents ont salué les conclusions de cette conférence. Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelkrim Benmbarek, a estimé que la rencontre a traduit l’engagement du président Tebboune à ancrer la culture du dialogue et de la concertation permanente. Le SG du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, a salué le courage des institutions de l’État à ouvrir la voie au dialogue pour remédier aux insuffisances relevées depuis 2020. Le président du Front El-Moustakbal, Fateh Boutbig, a souligné que les points proposés sont importants et ne portent pas atteinte à l’essence de la Constitution.
Le président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, a affirmé que cette conférence a démenti les mensonges véhiculés sur l’Algérie et a réuni les représentants des pouvoirs publics et des partis politiques de toutes obédiences. Le président du Front de l’Algérie Nouvelle (FAN), Djamel Benabdeslam, a salué une tradition de partenariat entre partis et autorités, jugeant les amendements opportuns et indispensables. Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelali Hassani Cherif, a considéré cette rencontre comme une occasion d’aller vers une réforme politique profonde renforçant la stabilité nationale. Enfin, le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a exposé les propositions de son parti visant à réformer la gouvernance du système électoral.
G. Salima

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