Renforcement du transport scolaire : 33 millions de dinars débloqués par la wilaya

Répondant aux doléances des parents d’élèves, notamment au niveau des communes limitrophes, une enveloppe budgétaire estimée à 33 millions de dinars a été débloquée par la wilaya d’Oran pour renforcer le transport scolaire.

Cette initiative vise à préparer efficacement la rentrée scolaire 2023/2024, en offrant des conditions de transport optimales aux élèves des régions reculées, en particulier celles qui sont défavorisées. Les nouveaux bus scolaires seront distribués dans les différentes communes, contribuant ainsi à soulager les difficultés rencontrées par de nombreux élèves contraints de parcourir de longues distances à pied.
Cette mesure va grandement soulager la détresse de nombreux élèves, leur permettant ainsi de se rendre à l’école dans des conditions plus confortables.
Cette action s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour éliminer les inégalités en matière d’accès à l’éducation. En effet, ces bus scolaires contribueront à réduire les disparités géographiques et à garantir que tous les élèves, indépendamment de leur lieu de résidence, puissent bénéficier d’une éducation de qualité. Il convient de souligner que cette initiative ne se limite pas uniquement à l’acquisition de bus scolaires.
Le wali d’Oran, Saïd Sayoud, a adressé des directives strictes aux responsables du secteur de l’éducation, ainsi qu’à la direction des équipements publics et aux maires des communes concernées afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer une rentrée scolaire réussie.
Ces directives comprennent la mise en place d’infrastructures éducatives adéquates, telles que des écoles primaires, des collèges et des lycées, dans les zones déficitaires qui souffrent également d’une pression accrue, notamment le pôle urbain « Chahid Ahmed Zabana » à Misserghine, Es-sénia, Bir El Djir, Gdyel, et autres.
En outre, des efforts seront déployés pour étendre le nombre de salles de classe et de cantines scolaires, afin d’améliorer la couverture et de répondre aux besoins des élèves.
Tout cela témoigne de l’engagement des autorités locales à créer un environnement propice à l’apprentissage et à garantir l’accès à une éducation de qualité pour tous les élèves.
Il est important de noter que la préparation de la rentrée scolaire a été au centre de plusieurs réunions du conseil exécutif au cours des dernières semaines. Les directeurs de différents secteurs ont présenté des rapports détaillés sur l’avancement des travaux des projets d’établissements éducatifs prévus pour entrer en service en septembre prochain.
Ces réunions ont permis d’évaluer la situation actuelle et de mettre en place des mesures concrètes pour garantir une rentrée scolaire réussie dans la wilaya d’Oran. Cette aide a été dégagée sur le budget de la wilaya pour l’exercice en cours, suite aux demandes formulées par ces collectivités locales. Le calvaire que vivent des centaines d’élèves en matière de transport scolaire sera, atténué.

Des milliers d’élèves en souffrance

Dans plusieurs communes de la wilaya d’Oran très nombreux sont les enfants qui souffrent de l’absence de moyens de transport scolaire et éprouvent d’énormes difficultés à rejoindre leurs CEM et lycées quasi-absents dans leurs localités.
Ils sont des milliers d’élèves habitant dans les villages et les localités des communes limitrophes de la wilaya d’Oran qui souffrent de ce problème. Si au niveau des grandes villes comme Oran, les établissements scolaires surtout les écoles primaires se situent à un jet de pierre du domicile familiale, c’est loin d’être le cas pour les enfants des zones enclavées où ils sont contraints de parcourir quotidiennement plusieurs kilomètres pour rejoindre leurs établissements.
Pour rappel, la wilaya d’Oran a déjà bénéficié plusieurs fois de bus de transport scolaire mais cela reste insuffisant car malgré les importants budgets accordés chaque année au secteur de l’éducation, plusieurs petites communes continuent de souffrir du manque en infrastructures éducatives, notamment dans les cycles moyen et secondaire. Il faut reconnaître que pour ces enfants, aller ainsi de bon matin à l’école en auto-stop est déjà synonyme d’épreuve et de contrainte. Avant même d’avoir pris place en classe, ces enfants sont handicapés et pénalisés. Mais en hiver, par temps pluvieux, les choses se compliquent.

Fayçal A

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