Emigration clandestine : Plusieurs réseaux de passeurs démantelés

Dans le cadre de la poursuite des efforts de la lutte contre le crime transfrontalier, les éléments du groupement de gendarmerie de la wilaya d’Oran ont procédé au démantèlement de plusieurs réseaux criminels spécialisés dans l’émigration et l’organisation de traversées clandestines par mer.

Ce qui a permis de mettre en échec plusieurs tentatives de traversées. Ces opérations ont été réalisées suite au renforcement des recherches et à l’exploitation des informations en coordination avec les garde-côtes. 78 individus, dont trois de nationalités marocaines, ont été arrêtés.
Les opérations de la gendarmerie nationale ont également permis la saisie de trois embarcations, trois véhicules touristiques et une somme d’argent estimée à 136 millions de centimes et 2.560 euros. 30 bidons d’essence d’une capacité de 30 litres chacun, des passeports et des téléphones portables ont également été saisis lors de ces opérations.
Les suspects ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal territorialement compétent pour crime de trafic d’immigrants en bande organisée, organisation de sorties du territoire national en contrepartie d’une somme financière, non dénonciation de crime, tentative d’émigration clandestine et hébergement d’étrangers.
Récemment, les services de sécurité ont multiplié les opérations de démantèlement des réseaux d’immigration clandestine, phénomène qui a pris de l’ampleur en raison de la demande mais aussi des importants revenus qu’il génère pour les passeurs. Les potentiels candidats doivent à l’émigration doivent s’acquitter de somme d’argent pouvant dépasser les 100 millions de centimes, selon la nature de l’embarcation et la puissance du moteur, facteur clé pour déterminer la durée de la traversée. Ces individus profitent également de la situation météorologique lors de la saison estivale pour multiplier leurs tentatives. Sur les réseaux sociaux, les harragas n’hésitent pas à partager les vidéos lors des traversées jusqu’à leur arrivée aux côtes espagnoles. «Sarià», «Costas», «Boti» sont devenus des expressions courantes dans le langage des jeunes.
Il n’est pas inutile de rappeler que le phénomène de «harga» a engendré des drames chez les familles, à Oran et ailleurs, qui ont perdu des êtres chers. Et si certaines ont eu la chance de retrouver leurs enfants, d’autres continuent de rechercher leurs disparus.
Hamza B.

Bouton retour en haut de la page