Homicide volontaire à Gdyel : Lourdes peines de réclusion en appel
Le tribunal criminel d’appel a rendu son verdict dans une affaire d’homicide volontaire survenue en 2022 à Gdyel. Le principal accusé, T. Chérif, a été condamné à 33 ans de réclusion criminelle pour homicide volontaire avec préméditation. Son frère, T. Farid, a écopé de sept ans de prison, tandis que deux autres coaccusés, M. Miloud et Sadek, poursuivis pour complicité, ont été acquittés.
Les faits remontent au 20 juillet 2022, lorsqu’un homme s’est présenté à la brigade de gendarmerie de Gdyel pour signaler que son frère, S. M., venait d’être grièvement blessé lors d’une agression à l’arme blanche. Il mettait en cause les deux frères T., ainsi que l’un de leurs amis.
Les gendarmes se sont immédiatement rendus à la salle de soins de Hassi Bounif, où ils ont découvert la victime dans un état critique, un grand couteau encore planté dans la poitrine. Évacué en urgence vers l’hôpital du 1er Novembre, le blessé a été admis en soins intensifs, mais a finalement succombé à ses blessures. L’arme du crime a été retirée par le personnel médical.
Une enquête a été ouverte. La triangulation des appels téléphoniques a permis d’établir que les deux frères mis en cause avaient pris la fuite vers la wilaya de Mostaganem.
Entendu par les enquêteurs, le frère de la victime a expliqué que, le jour des faits, alors qu’il se trouvait avec son frère, le principal accusé aurait proféré des insultes en passant à leur hauteur. La victime l’aurait alors interpellé pour lui demander de corriger ses propos. L’individu se serait éloigné avant de revenir peu après, accompagné de son frère et d’un ami, tous armés de couteaux. Selon ce témoignage, c’est T. Chérif qui aurait porté le coup fatal.
De son côté, le principal accusé a affirmé avoir agi en état de légitime défense, soutenant que la victime l’aurait agressé et menacé avec un objet contondant. « J’ai eu peur et j’ai tenté de me défendre avec le couteau que j’avais en main, sans intention de le tuer», a-t-il déclaré, des propos qu’il a réitérés à la barre, tout en déchargeant son frère et ses amis.
Le président de la cour a toutefois relevé la violence du coup porté, soulignant que la lame était restée enfoncée dans la poitrine de la victime jusqu’à son décès. Le parquet avait requis la peine capitale contre le principal accusé et vingt ans de réclusion contre les autres prévenus.
Zemmouri L.
