Jugée pour apologie à groupe terroriste :Une femme acquittée par le Tribunal criminel

Mise en cause dans une affaire d’apologie à groupe terroriste, la dénommée D.S., qui a comparu, jeudi dernier devant le Tribunal criminel de première instance d’Oran a été acquittée. Cette affaire a éclaté le 15 mars 2018 suite à l’arrestation de plusieurs éléments activant au sein d’un groupe terroriste depuis 2017. Des informations sont parvenues aux éléments sécuritaires d’Oran concernant un groupe terroriste à Mostaganem qui préparait à commettre des attentats. Ses éléments se réunissaient au niveau de la maison d’un certain B. Ali., où ils visionnaient des vidéos sur des actes terroristes. Ces éléments étaient en contact avec deux autres terroristes S. Abdelali et un ressortissant français, Abou el Kacem qui se trouvaient avec leurs épouses respectives dont D.S., à l’étranger où ils avaient activé dans les rangs de Daech entre 2015 et 2017. Identifiés, les principaux éléments de ce groupe ont été arrêtés et plusieurs objets dont du matériel électronique, des téléphones portables, des C.D., et des films vidéos de propagande ont été saisis.
Parmi les personnes arrêtées, O.S., qui utilisait son véhicule de marque Renault Safrane pour transporter les éléments du groupe. Les enquêteurs saisiront 99 cartouches de chasse chez lui et un pistolet ainsi que 10 balles et un chargeur vide chez un autre mis en cause. Ce dernier s’apprêtait à voler l’arme qui appartiendrait à son grand-père et en faire un usage criminel.
Deux autres parmi les mis en cause se préparaient à cambrioler une bijouterie pour financer des personnes devant se rendre en Afghanistan. L’enquête a également prouvé que ces éléments avaient fait main basse sur des médicaments au niveau de l’hôpital de Mostaganem pour alimenter des groupes terroristes se trouvant à Béni Amrane, à côté d’importantes sommes d’argent.
Confrontés aux faits lors de l’enquête, les mis en cause dont certains avait déjà été arrêtés pour des faits identiques, passent aux aveux. Ils ont déclaré que la bijouterie ciblée appartient à un officier de l’armée.
Citée à la barre, D.S., réfute les accusations portées contre elle, affirmant ne pas répondre des activités de son époux. « Aucune preuve n’a été retenue à mon encontre », se défend-t-elle. Dans son réquisitoire, le parquet a requis la peine maximale, quant à la défense elle a plaidé la non culpabilité. Rappelons que lors du premier procès les prévenus jugés avaient été condamnés à cinq et dix ans de réclusion criminelle.
Zemmouri. L

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