Lutte antidrogue : Boujemaa salue les résultats de la stratégie nationale

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boujemaa, a affirmé hier samedi à Alger que la deuxième année de mise en œuvre de la Stratégie nationale de prévention contre les drogues et les substances psychotropes 2025-2029 a permis d’enregistrer une « avancée institutionnelle notable », grâce au renforcement de la coordination entre les différents secteurs concernés, à l’amélioration des mécanismes de suivi et de contrôle ainsi qu’au soutien accru apporté aux services chargés de l’application de la loi.
S’exprimant à l’ouverture d’un colloque national consacré aux dimensions de la consommation de drogues et de psychotropes à la lumière des dispositions de la loi n° 26-09 relative à la circulation routière, organisé au Cercle national de l’Armée à Beni Messous, le ministre a souligné que l’Algérie avait fait de la lutte contre ce fléau une priorité nationale.
Il a rappelé que, sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, les pouvoirs publics ont adopté une stratégie globale qui ne se limite pas au traitement des conséquences de la toxicomanie, mais vise également à s’attaquer aux causes profondes du phénomène, à démanteler les réseaux criminels qui l’alimentent et à assécher leurs sources de financement.
Selon le ministre, cette stratégie a permis d’instaurer une vision nationale intégrée favorisant la convergence des efforts des différents intervenants et une meilleure coordination des actions engagées sur le terrain. La deuxième année de son application a notamment été marquée par un renforcement de la coordination entre les secteurs concernés sous la supervision de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, ainsi que par l’intensification des campagnes de sensibilisation et de prévention.
Lotfi Boujemaa a également mis en avant le développement des outils de veille, de suivi et d’évaluation, ainsi que le renforcement des capacités opérationnelles des services de sécurité et des organismes chargés de faire appliquer la loi avec davantage de rigueur.
Pour le ministre, les résultats enregistrés confortent le choix de l’État d’adopter une approche globale et multidimensionnelle face à ce phénomène. Cette démarche repose sur la complémentarité entre prévention, répression, prise en charge thérapeutique, réinsertion sociale et protection de la société.
Il a enfin estimé que cette vision intégrée constitue le meilleur moyen de faire face aux différentes formes de criminalité liées aux stupéfiants et aux substances psychotropes, tout en préservant la santé publique et la cohésion sociale.
M. Salah
