Conseil de sécurité, Nations unis… : 2024, l’année de la diplomatie algérienne

L’année 2024 a été hyperactive et couronnée de succès pour la diplomatie algérienne. C’est surtout au sein du Conseil de sécurité de l’ONU que l’Algérie a porté haut ses nobles combats diplomatiques en faveur des causes justes, notamment les questions palestinienne et sahraouie.
L’histoire retiendra le grand rôle qu’ont joué les diplomates algériens au sein de cette instance onusienne. Le premier axe est fondé par les positions honorables marquées par le soutien indéfectible à la cause palestinienne et à l’indépendance du Sahara occidental. L’Algérie a débuté son mandat de membre non permanent du Conseil de sécurité, plaçant la question palestinienne comme sa priorité absolue.
La diplomatie algérienne a intensifié ses efforts au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pour défendre les droits palestiniens, appelant à un cessez-le-feu et à une protection des civils. L’entame par l’Algérie, depuis le 1er janvier 2024, de son mandat est arrivée à point nommé. La diplomatie algérienne a maintes fois reçu la reconnaissance internationale pour ses efforts en faveur de la cause palestinienne. Des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), réunis les 4 et 5 mai en Gambie dans le cadre de leur 15e Sommet, ont salué les efforts du Président Tebboune en faveur de la cause palestinienne.
Cette année a été marquée par l’intensification par la mission diplomatique de l’Algérie auprès de l’ONU de ses efforts pour prendre des initiatives en présentant des projets de résolution sur la question palestinienne. Depuis le 1er janvier, le Conseil de sécurité de l’organisation onusienne a tenu une dizaine de réunions, à la seule demande de l’Algérie, consacrées à discuter et à condamner le génocide commis par les sionistes dans la bande de Ghaza. Le Conseil de sécurité ne doit plus se contenter de compter les martyrs à Ghaza mais plutôt agir et imposer des sanctions à l’entité sioniste pour ses crimes, a récemment déclaré le Représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, l’ambassadeur Amar Bendjama lors d’une réunion au Conseil dé sécurité. M. Bendjama a appelé le Conseil de sécurité à utiliser les outils juridiques dont il dispose contre la puissance occupante sioniste, « incluant les sanctions ».
Au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Algérie n’a cessé d’appeler à un cessez-le-feu immédiat à Ghaza et de défendre le principe de la solution à deux États et d’exprimer de nouveau son « opposition à l’approche des autorités d’occupation sionistes visant à saper tout espoir de création d’un État palestinien et à nier les droits historiques du peuple palestinien ».

Panafricanisme et non-alignement

Au-delà de cette position de principe de la défense des causes palestinienne et sahraouie, l’Algérie a une ligne de conduite basée sur le panafricanisme et le non-alignement. Que ce soit lors de la crise en Libye, au Soudan ou au Niger, les prises de positions de la diplomatie algérienne ont toujours été dignes, désintéressées et imposent le respect. La diplomatie algérienne a aussi plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité afin d’améliorer sa représentativité et son efficacité, en insistant sur l’injustice faite à l’Afrique. L’Algérie s’est affirmée dans son rôle de médiateur clé dans la résolution des conflits en Afrique du Nord, soutenant le dialogue en Libye. Lors d’une réunion tenue à Tunis, les présidents d’Algérie, de Tunisie et de Libye ont convenu d’unifier leurs positions pour renforcer la sécurité régionale.
Autre victoire de la diplomatie algérienne : à l’initiative de la mission permanente de l’Algérie à New York, le Conseil de sécurité de l’ONU, vient enfin de consacrer, et après plus de 6 mois de concertations, l’égalité d’accès à ses documents internes et non publiables pour tous ses membres, sans distinction. Jusque-là, l’accès était injustement limité aux seuls membres permanents. Ce qui est une discrimination flagrante. Juste après l’entame de son mandat au Conseil de sécurité onusien, l’Algérie a découvert une injustice caractérisée: les membres élus du Conseil de sécurité ne pouvaient pas accéder à tous les documents et archives liés au travail du Conseil. L’accès était limité d’une manière discriminée aux seuls membres permanents. Cette discrimination était inacceptable pour l’Algérie qui s’est interrogée sur les raisons de cette inégalité entre les membres permanents et les membres élus.
Un autre succès diplomatique de l’Algérie a consisté en l’adoption par le Comité intergouvernemental des Nations unies, d’un texte d’une Convention sur la lutte contre la cybercriminalité. Le Comité, chargé d’élaborer une Convention internationale globale sur la lutte contre l’utilisation des technologies de l’information et de la communication à des fins criminelles, est présidé par l’ambassadrice algérienne Faouzia Mebarki. L’adoption a nécessité trois longues années consécutives de négociations intenses des diplomates algériens avec l’ensemble des représentants d’États membres.
Enfin, l’année 2024 a été également marquée par la brillante élection de l’Algérie comme membre au Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) pour un mandat de 3 ans, à compter du 1 janvier prochain. L’ECOSOC promeut, par l’intermédiaire de résolutions et décisions juridiquement non-contraignantes, les trois dimensions du développement durable (économique, sociale et environnementale). Il joue aussi un rôle majeur dans la coordination et l’orientation du système de développement des Nations unies.
G. Salima

Bouton retour en haut de la page