Partenaire fiable dans le pétrole et le gaz : L’Algérie renforce son rôle
La directrice de la transformation, du marketing et de la distribution des ressources pétrolières, Wassila Houmel, a affirmé que l’Algérie a réalisé des avancées significatives dans le secteur des hydrocarbures depuis l’indépendance. Elle a insisté sur l’importance de renforcer les capacités d’exploration et de prospection afin de répondre aux besoins du marché national tout en consolidant la place du pays comme partenaire énergétique de confiance sur la scène internationale.
Invitée mardi de la Radio nationale, à l’occasion du 55e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, Houmel a rappelé que l’Algérie a multiplié ses partenariats internationaux en 2025-2026. Parmi eux figure l’accord signé avec Eni pour le périmètre de Zemoul El Kbar, d’une valeur de 1,35 milliard de dollars, ainsi que des contrats avec Sinopec, TotalEnergies, QatarEnergy et Repsol.
Elle a précisé que ces accords s’inscrivent dans le cadre de la loi sur les hydrocarbures (19-13), visant à accroître la production nationale et à attirer davantage d’investissements étrangers. Sonatrach a également conclu cinq autres contrats d’exploration et de développement gazier pour un montant total de 606 millions de dollars.
Houmel a indiqué que l’Algérie ambitionne de porter ses capacités de transformation de 32 % actuellement à 50 % d’ici 2029, afin de renforcer la valeur ajoutée et créer de nouveaux emplois dans le raffinage et la pétrochimie.
Elle a détaillé les infrastructures de transport et de stockage qui comprennent 22 systèmes de pipelines pour le pétrole brut et les condensats, couvrant plus de 21 000 km, avec 85 stations de compression et 128 réservoirs ; 10 réseaux de transport de gaz totalisant près de 11 735 km, avec une capacité annuelle de 192 millions de tonnes équivalent pétrole ainsi que le centre de distribution de Hassi R’mel, capable de traiter 390 millions de m³/jour, qui réceptionne l’ensemble de la production nationale pour l’acheminer vers le marché local ou l’export.
Malgré une hausse annuelle de 3,7 % de la consommation domestique de gaz, Houmel a assuré que les résultats à l’export demeurent positifs, grâce aux infrastructures disponibles qui consolident la position de l’Algérie comme fournisseur fiable dans un marché mondial instable.
T.F
