Production d’anticancéreux et de vaccins: Kouidri insiste sur le respect des délais

 

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a ordonné dimanche dernier l’accélération des projets stratégiques de production de médicaments anticancéreux et de vaccins, inscrits dans la stratégie nationale de souveraineté sanitaire. Ces projets, portés par le groupe Saidal, s’ajoutent aux avancées déjà réalisées par l’Algérie dans le domaine pharmaceutique.
Selon les données du ministère, l’Algérie compte aujourd’hui 15 établissements agréés pour la fabrication de médicaments anticancéreux, dont 11 sont déjà opérationnels. Ces unités produisent 172 médicaments anticancéreux sur un total de 439 produits commercialisés par la Pharmacie centrale des hôpitaux, ce qui représente une couverture significative des besoins nationaux.
Deux projets structurants sont en cours : une unité de production de traitements anticancéreux à Constantine et une unité de vaccins à Annaba, dont la mise en exploitation est prévue avant la fin du quatrième trimestre 2027. À cela s’ajoute le projet de Sétif, première unité en Afrique destinée à produire des matières premières anticancéreuses, permettant à l’Algérie de maîtriser toute la chaîne de fabrication.
Le ministre a insisté sur le respect des délais et sur la coordination entre les différentes structures concernées, rappelant que ces projets ne sont pas seulement des infrastructures industrielles mais des instruments de souveraineté. Leur concrétisation doit permettre de réduire la dépendance aux importations, qui pèsent lourdement sur le budget de la santé, et de garantir un accès régulier aux traitements vitaux.
T. Feriel

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