Qualifications de la CAN 2027: Et dire que ce n’était que le Burundi

Il y a longtemps que notre Onze national ne nous avait pas servis un tel spectacle désolant face à une équipe africaine inconnue du gotha continental.
Une prestation indigeste, indigne de la stature de l’Algérie, tant sur le plan tactique que technique, qui explique la situation des joueurs au sein de leurs clubs respectifs. Au vu de la première mi-temps contre le Burundi, on comprend mieux que Abada et Radouani jouent dans le championnat national ; que Chaïbi ne figure même plus sur les feuilles de matchs de Francfort ; que Abdelli est constamment critiqué à Marseille ; que Bensebaïni a perdu sa place de titulaire à Dortmund ; que Boulbina et Chiakha performent dans des ligues mineures ; que Hadjam, malgré qu’il soit le joueur le plus en vue en compagnie de Maza, reste collé au banc des remplaçants à Brighton. Enfin, on comprend mieux que Hemdani n’a et n’aura jamais l’étoffe d’un grand entraîneur, incapable de réagir et d’opérer des ajustements à un team méconnaissable et moribond. Un premier half qui aurait pu se terminer par un score plus large si ce n’était la maladresse des Hirondelles.
Au-delà du résultat technique, un nul heureux après avoir été mené par deux buts d’écart dans le premier quart d’heure, tout est à revoir dans cette équipe et particulièrement dans le coaching de Hemdani qui nous a gratifié d’un changement dont il a seul le secret, après l’égalisation de Boulbina sur un magistral cou-franc direct, en remplaçant Belloumi fils, auteur du premier but des Verts, par Bakrar, en laissant en pointe un Chiakha qui ne devrait plus être rappelé en sélection au vu de ses performances. A croire aussi que Farès Chaïbi est actionnaire de la Faf tant il semble inamovible en équipe nationale.
Et dire que ce n’était que le Burundi, 142e au classement Fifa, qui a tenu la dragée haute aux Algériens et qui aurait pu repartir avec un meilleur résultat sans crier au scandale. La responsabilité de ce semi-échec est à chercher avant tout dans les choix tactiques du staff qui n’a pas su trouver les solutions techniques à ce naufrage collectif tant les carences étaient partout sur le terrain. Une défense qui a décidé d’un après-midi « portes-ouvertes », au milieu inexistant avec deux éléments à charge et une attaque brouillonne.
Saïd OUSSAD
