Trafic d’un quintal de kif: Entre et 10 et 20 ans de prison pour les accusés

Le tribunal criminel d’Oran a jugé dimanche huit accusés pour trafic de stupéfiants en bande organisée et en a condamné cinq à dix ans de prison ferme tandis que deux ont été acquittés. Le huitième accusé, qui se trouve en état de fuite, a écopé de 20 ans de réclusion et un mandat de recherche international a été établi à son encontre.
L’affaire ainsi examiné remonte au 14 juillet 2023 lorsque les services de sécurité ont reçu des informations sur un important réseau de trafic de drogue activant entre le Maroc et l’Algérie. Ce réseau aurait introduit une quantité significative de kif, envoyée par M. Sid Ali, alias «Baghrira», suspecté dans de nombreuses affaires de stupéfiants. Parmi les membres cités, figurent B. Slimane et B. Bloufa, tous deux âgés de 42 ans, ainsi que M. Larbia, 53 ans, originaire de Debdaba, à Béchar, et résidant à Oran, qui devait recevoir la marchandise.
Les services de sécurité ont placé tous ces suspects sous surveillance. Surveillance qui a permis de voir B. Slimane, accompagné de Bloufa, récupérer une roue de voiture auprès d’un chauffeur de taxi inter-wilayas et se rendre par la suite à hai Kaboul, dans la localité de Chteibo. Le lendemain, il a été interpellé et la perquisition de la maison dans laquelle il se trouvait a permis la saisie de 108 kg de kif pur. Un véhicule Citroën qui servait aux déplacements des deux suspects a également été saisi à Trouville, dans la localité de Aïn Turck, où deux autres suspects, S. Mazouz et B. Abdelaziz Aissa, ont été arrêtés.
Lors de son interrogatoire, Mazouz a reconnu travailler dans le trafic le trafic de kif, de cocaïne et d’ecstasy avec «Baghrira» depuis 2022, affirmant que ce dernier était son client alors qu’il tenait un magasin de téléphones dans le quartier Gambetta. Il a précisé qu’il communiquait avec Baghrira via l’application WhatsApp. Le second accusé a également reconnu les faits et donné des détails sur les activités du réseau et ses liens avec le trafiquant présumé «Baghrira». D’autres suspects interpellés lors des investigations ont également admis leur implication.
Devant le tribunal, les deux premiers accusés ont reconnu uniquement le transport des stupéfiants tout en niant tout lien direct avec l’importation. Les autres prévenus sont revenus sur leurs premières déclarations et tout nié bloc, expliquant avoir fait des aveux sous la contrainte. Le représentant du ministère public a requis vingt ans de réclusion contre tous les accusés.
Zemmouri L.

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