Rentrée scolaire : Combien ça coûte ?
À Oran, la rentrée scolaire 2026-2027 représente déjà une dépense importante pour les familles : cartable, cahiers, fournitures, tablier, vêtements et, selon les situations, transport et restauration s’ajoutent au budget du foyer. Dans les points de vente et marchés dédiés aux fournitures, les prix varient fortement selon la qualité et la marque.
Les prix relevés pour cette rentrée donnent une première idée de la facture : un cahier de 64 pages se trouve autour de 70 à 150 DA, tandis qu’un cahier de 120 pages peut atteindre 500 DA. Une trousse est annoncée entre 200 et 800 DA, un cartable entre 2 000 et 3 500 DA et un tablier entre 600 et 2 000 DA. Ces fourchettes varient naturellement selon les modèles et les commerces.
À Oran, la question des prix a également donné lieu à des initiatives commerciales. Un marché de proximité consacré aux articles et fournitures scolaires à prix de gros a notamment été inauguré début septembre au centre commercial El Bahia, afin de permettre aux familles de réduire leur facture de rentrée.
Le budget ne s’arrête toutefois pas aux fournitures. Pour une famille qui doit équiper plusieurs enfants, l’achat de cartables, tabliers, vêtements et chaussures peut rapidement multiplier la dépense. Le coût réel dépend donc du nombre d’enfants scolarisés, de leur niveau et des achats déjà disponibles à la maison.
L’État prévoit parallèlement une allocation de rentrée scolaire de 5 000 DA par élève pour les familles éligibles. Le versement au titre de l’année scolaire 2026-2027 a été annoncé à partir du 30 juin.
À cela s’ajoutent les dépenses quotidiennes liées à la scolarité. Pour les familles dont les enfants utilisent le transport scolaire ou mangent à la cantine, ces postes peuvent également peser sur le budget mensuel. Leur coût varie toutefois selon le dispositif utilisé et la prise en charge applicable : il serait donc imprudent d’avancer un tarif unique pour l’ensemble des familles oranaises.
La rentrée reste ainsi un moment où les petites dépenses s’accumulent. Quelques centaines de dinars pour un cahier ou une trousse, quelques milliers pour un cartable et un tablier, puis les vêtements, les chaussures et les frais de déplacement : pour plusieurs enfants, l’addition peut rapidement devenir salée.
À Oran, la rentrée ne se résume donc pas à retrouver le chemin de l’école. Pour les familles, elle commence aussi par une question très concrète : combien faudra-t-il dépenser pour que chaque enfant puisse reprendre les cours dans de bonnes conditions?
O.A Nadir
