Réunion des ministres arabes sur la situation en Palestine: Les réserves de l’Algérie

La réunion du Conseil de la Ligue arabe, au niveau ministériel, lors de sa session extraordinaire, qui s’était tenue mercredi dernier dans la capitale égyptienne, sur la situation en Palestine a débouché sur un communiqué de 12 points dont le deuxième a été sujet à des réserves émises par plusieurs pays dont l’Algérie et qui indique que le communiqué condamne « le meurtre de civils des deux côtés », soulignant « la nécessité de libérer les civils ainsi que tous les otages et les détenus ».

A ce propos, une note écrite sous le communiqué final de la réunion, dont une copie a été obtenue par le correspondant de l’agence turque Anadolu exprime la position d’Alger. « L’Algérie se distancie de tout ce qui assimile le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination pour établir un État souverain sur la base des frontières de 1967, aux pratiques de l’entité sioniste qui viole les chartes et les résolutions de la légitimité internationale », rapporte ladite note.
En effet, Alger refuse tout ce qui met sur un pied d’égalité les souffrances du peuple palestinien et les agressions continues de l’entité sioniste. La Syrie l’Irak et la Libye ont également émis des réserves concernant son contenu. Tripoli a exigé carrément la suppression de la phrase « condamnent les agressions sur les civils des deux côtés ». L’Irak a émis une deuxième réserve concernant la solution à deux Etats.
De son côté, le président tunisien Kaïs Saïed a chargé son ministre des Affaires étrangères, Nabil Ammar, de formuler une réserve sur les décisions de cette réunion du Conseil de la Ligue arabe.
« La Palestine n’est pas un dossier ou une affaire dans laquelle il y a un plaignant ou un défenseur, mais c’est plutôt le droit du peuple palestinien qui ne peut être prescrit ou annulé par l’occupation sioniste par le meurtre, le déplacement et la coupure des éléments les plus fondamentaux de la vie, comme l’eau et les médicaments, la nourriture et l’électricité et ciblant les personnes âgées, les femmes et les enfants innocents, les maisons, les hôpitaux et les équipes de secours et d’ambulance », a estimé la Présidence Tunisienne dans un communiqué.
Dans la déclaration finale de la réunion, le Secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Hossam Zaki, a appelé, lors d’une conférence de presse au siège de la Ligue, « au lever du siège de la Bande de Gaza », mettant en garde contre « toute tentative visant à déplacer les Palestiniens ».
Le communiqué appelle également à « une cessation immédiate de la guerre israélienne contre Gaza et de l’escalade dans la Bande de Gaza et ses environs », incitant toutes les parties à faire preuve de retenue et mettant en garde contre « les répercussions humanitaires et sécuritaires catastrophiques de la poursuite et de l’expansion de la guerre ».
La résolution de la Ligue arabe condamne, par ailleurs, « toutes les agressions et violations contre le peuple palestinien », appelant à « une autorisation immédiate pour l’acheminement de l’aide, du carburant et de la nourriture à la Bande de Ghaza ».
Elle a également chargé des missions de la ligue des États arabes, des conseils des ambassadeurs arabes et du groupe arabe auprès des nations unies, d’agir au niveau international pour communiquer le contenu de cette résolution et d’œuvrer avec les partenaires internationaux pour mettre un terme à l’agression israélienne contre le peuple palestinien.
Synthèse R.N

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