Sidi El Bachir: 36 familles relogées

Une opération de relogement de 36 familles occupant des immeubles menaçant ruine a été menée hier dans plusieurs quartiers de la ville d’Oran. Les bénéficiaires ont été transférés vers de nouveaux logements situés à Sidi El Bachir, dans la daïra de Bir El Djir. Les bâtiments évacués, classés dans la catégorie rouge en raison de leur vétusté, ont été immédiatement condamnés afin de prévenir toute nouvelle occupation.
L’opération a débuté, dès 7 heures du matin, sous la supervision des autorités de la wilaya d’Oran. Les familles concernées ont rejoint des logements publics locatifs implantés sur le site des 200 logements de Sidi El Bachir, dans la commune de Bir El Djir.
Selon la Direction du logement de la wilaya d’Oran, cette opération a concerné cinq immeubles répartis dans plusieurs secteurs urbains de la ville. Il s’agit des bâtiments situés au 25, rue El Masjid El Aksa, à l’angle de la rue Nouar Khadidja, (Saint Pierre) et au 24, rue Haouas Laouafi, relevant de la délégation communale de Sidi El Bachir (Plateau). Les autres immeubles concernés se trouvent au 20, rue de Tlemcen, dans la délégation d’Ennasr (Derb), au 5, rue Sama Lakhdar, dans celle de l’Émir (Miramar), ainsi qu’au 3, rue Farah El Hadj, dans la délégation d’El Makari (Saint Eugène)
Ces constructions présentaient un état de dégradation nécessitant l’évacuation de leurs occupants. Leur libération s’inscrit en droite ligne du programme de résorption de l’habitat précaire, conformément aux orientations du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire.
Aussitôt les familles relogées, les autorités ont engagé une opération de sécurisation des immeubles évacués. Les accès principaux, notamment les portes et les différentes ouvertures, ont été fermés et scellés. Des travaux de démolition partielle ont également été entrepris à l’intérieur des bâtiments, touchant notamment les escaliers, afin d’empêcher toute intrusion ou réoccupation illégale des lieux.
D’importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour mener à bien cette intervention.
Cette opération remet au premier plan la question du vieux bâti à Oran, où la dégradation de nombreux immeubles continue de poser un problème de sécurité pour leurs occupants. Si le relogement permet de soustraire les familles concernées au risque d’effondrement, la prise en charge des constructions vétustes demeure un défi pour les pouvoirs publics, notamment dans les quartiers anciens de la ville.
Khaled B.

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