Trafic de stupéfiant : 10 ans pour un Marocain

L. Djaoud, ressortissant marocain, a été condamné par le tribunal criminel d’appel à 10 ans de réclusion criminelle pour trafic de stupéfiants. Le mis en cause devait répondre des chefs d’inculpation de détention et commercialisation de drogue, ainsi que d’entrée et séjour illégaux sur le territoire national. Dans la même affaire, deux autres coaccusés, dont son épouse, K. Wahiba, et M. Oussama, ont également été jugés pour détention et transport de stupéfiants. Ils ont écopé respectivement de trois et sept ans de prison ferme.
Cette affaire remonte au 10 mai 2023, lorsque les services de police ont exploité des renseignements faisant état des activités d’un individu transportant de la drogue dans un véhicule de marque Volkswagen. Selon les mêmes informations, la marchandise prohibée était introduite depuis le Maroc vers la capitale de l’Ouest, où elle était écoulée auprès de revendeurs spécifiques, qui se chargeaient ensuite de la distribuer aux consommateurs. L’enquête a permis de localiser le suspect, accompagné d’une jeune femme, à bord de sa voiture sur le quatrième périphérique, alors qu’il se dirigeait vers Sidi El Bachir. Les enquêteurs ont également repéré un second véhicule, une Seat Leon avec un chauffeur et une femme à bord, qui les suivait de près.
Arrivées à la hauteur du bureau de poste de Sidi El Bachir, les deux voitures se sont immobilisées. Les policiers ont alors vu le principal suspect sortir de son véhicule pour se diriger vers la Seat Leon, dont le conducteur lui a remis un sachet en plastique. C’est à ce moment précis que les forces de l’ordre sont intervenues pour interpeller les prévenus. Face aux policiers, M. Oussama, dit « El Bachari » a opposé une vive résistance et a tenté de se débarrasser du sachet plastique en sa possession en le jetant au sol. À l’issue d’une course-poursuite, les policiers ont réussi à le maîtriser. L. Djaoud, qui se trouvait au volant de la Seat Leon, a été arrêté dans la foulée. La perquisition de la chambre d’hôtel du Marocain a conduit à la saisie de 10 kg de kif traité, soigneusement cachés dans un sac.
Appelés à la barre du tribunal criminel, le principal accusé est passé aux aveux tout en tentant de disculper son épouse, affirmant que celle-ci ignorait tout de ses activités illicites. Quant au second accusé, il a expliqué lors de l’audience que le ressortissant marocain l’avait initialement contacté pour lui proposer d’écouler un stock de kif en sa possession. C’est en lui cherchant de potentiels clients que le réseau s’est exposé, permettant aux services de sécurité d’apprendre qu’un ressortissant étranger, entré clandestinement en Algérie, tentait de placer de la drogue sur le marché local. Pour sa part, K. Wahiba a nié en bloc avoir été au courant de cette transaction.
Lors de ses réquisitions, le représentant du ministère public a réclamé 20 ans de réclusion criminelle à l’encontre des trois principaux accusés. La défense des deux hommes a plaidé les circonstances atténuantes, tandis que l’avocat de Wahiba a sollicité l’acquittement de sa cliente. Zemmouri L.

 

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