La décarbonisation de la Méditerranée : Un enjeu stratégique pour l’Algérie

Le laboratoire des sciences et ingénierie maritime de l’université Mohamed Boudiaf de l’USTO organisera aujourd’hui en coordination avec le programme « Economie Bleue », financé par l’UE, un événement important sur la décarbonisation des ports et des navires dans la Méditerranée en marge du 9e SIPA.

« Nous sommes partenaires d’un projet qui traite des enjeux, des stratégies et des perspectives relatives à la décarbonisation du secteur maritime dans le bassin méditerranéen. Les enjeux sont très importants. Maintenant, on est en train de parler à horizon 2030 d’éco-certification des ports et de mise à niveau des flottes, c’est-à-dire des navires. Par rapport à la question algérienne, on est en train de parler des navires de commerce, d’hydrocarbures », nous explique le Pr Beladjine Boumediene, expert auprès du ministère de l’Enseignement supérieur. « Cette réglementation est imposée à la fois par l’organisation maritime internationale et par l’UE avec laquelle on a des échanges très importants. Donc si on n’arrive pas à adapter nos ports et notre flotte, c’est qu’à horizon 2030, on risque de ne pas avoir de ports fréquentables et de navires qui peuvent naviguer dans le bassin méditerranéen. Donc l’enjeu est très important. Il faut que les pouvoirs publics prennent les mesures nécessaires pour le rétrofit de tous les navires pour être en adéquation avec cette réglementation qui certes n’est pas encore imposée, mais la zone méditerranéenne est devenue une zone CK où le contrôle des émissions est en vigueur », précise-t-il.
« Il faut rappeler qu’on a les quotas des émissions, donc les ETS (Emissions Trading System) qui vont être un frein à beaucoup de compagnies maritimes. Même les compagnies maritimes européennes sont en train de trouver des stratégies pour faire face à ce marché du carbone qui est en train de s’installer dans la Méditerranée », conclut Beladjine Boumediene.
Hamza. B

Bouton retour en haut de la page