Crash au Kazakhstan Les zones d’ombre

Un avion de ligne azerbaïdjanais, qui devait relier la capitale Bakou à Grozny en Tchétchénie, s’est mystérieusement écrasé au Kazakhstan ce mercredi 25 décembre. Soit à plusieurs centaines de kilomètres de sa destination initiale.

Sur les 67 passagers à bord, 38 sont morts. La compagnie Azerbaijan Airlines a indiqué ce vendredi 27 décembre que, selon les résultats préliminaires de l’enquête, le crash est dû à une « interférence externe, physique et technique ».
Alors que cette enquête menée par l’Azerbaïdjan, en coopération avec le Kazakhstan et la Russie, suit son cours, des thèses émergent et des zones d’ombre demeurent.
La piste privilégiée par de nombreux spécialistes? Un missile de la défense antiaérienne russe qui aurait été tiré par erreur sur l’avion de ligne. Comme preuve, « la partie arrière de l’avion qui est criblée par des impacts extrêmement forts et qui sont même entrés à l’intérieur entraînant une dépressurisation de la cabine », explique Jean Serrat sur BFMTV.
Ces impacts sont semblables à ceux causés par des éclats de shrapnel. Des missiles qui explosent à côté de leur cible et « envoie toute une série d’impacts, de manière à la détruire en vol », selon le consultant aéronautique.
Un responsable américain, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a également pointé la responsabilité d’un système russe de défense antiaérienne. Tout comme des sources anonymes au sein du gouvernement azerbaïdjanais. « Comme c’est un gros avion de ligne, plus gros que les appareils de guerre légers, il a résisté à l’attaque », analyse auprès du Figaro, Michel Goya, spécialiste en stratégie militaire.
Pour Justin Crump, expert en renseignement, sécurité et défense qui s’exprime auprès de la BBC Radio, l’avion visé par les tirs russes est « la meilleure théorie qui corresponde à tous les faits disponibles que nous connaissons ». Mais il insiste: « je ne pense pas que ce soit délibéré du tout ».
Les autorités kazakhes, alliées de Moscou, ont dénoncé des « spéculations » autour de l’accident alors que le Kremlin a indiqué ce vendredi qu’il ne ferait pas de commentaires avant la fin de l’enquête sur le crash.

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