Guerre de désinformation contre l’Algérie : Paris-Rabat-Tel-Aviv : l’axe du mal

Le makhzen continue de s’attaquer à l’Algérie. Fortement appuyé par l’entité sioniste, le régime marocain poursuit sa politique de diversion, qui consiste à tenter de déstabiliser l’Algérie pour détourner l’attention de ses problèmes internes.
Une stratégie utilisée par la monarchie pour tenter de manipuler l’opinion publique sur la Toile. C’est ce qu’a révélé un analyste politique marocain qui a mis en lumière une guerre de désinformation numérique hostile contre l’Algérie. En effet, Badr Laidoudi a expliqué que les attaques contre l’Algérie via les réseaux sociaux font partie d’une guerre de communication orchestrée par les services secrets marocains, à la solde de l’entité sioniste.
Invité à une émission de la Radio Algérie Internationale, l’analyste marocain a déclaré que les récentes tentatives de déstabilisation rentrent dans le cadre d’une stratégie visant à l’atteinte à la sécurité et à la stabilité de l’Algérie. Il a cité, entre autres, des campagnes comme le hashtag #Manich_Radhi, lancé depuis le Maroc, orchestrées par des officines marocaines de désinformation pour tenter de déstabiliser l’Algérie.
La réponse des Algériens a été immédiate. Ce hashtag, lancé sous de faux comptes et des pages faussement attribués à des Algériens, a été contré en masse par le hashtag « Ana mâa bladi ». En quelques heures, le message a connu une diffusion spectaculaire, de grande ampleur, comme en témoigne sa tendance sur la plateforme X. Le président Tebboune qui s’est exprimé, mardi dernier, a dénoncé cette campagne en déclarant : « Nous protégerons ce pays dont le peuple a le sang des martyrs qui coule dans les veines. Que tout le monde soit rassuré, l’Algérie ne peut être dévorée par un hashtag ».
M. Laidoudi a également révélé que ces attaques charrient des « guerres hybrides », expliquant que le Maroc, qui est un sous-traitant de l’entité sioniste, mène ces campagnes hostiles. Il a indiqué que d’importants budgets et des formations spécialisées sont consacrés à ces opérations pour porter atteinte à la sécurité algérienne à travers des campagnes numériques agressives. Ces tentatives hostiles ont pour objectif d’influencer négativement l’opinion publique algérienne, en recourant à des manipulations médiatiques et à des campagnes de désinformation via des plateformes sociales.
L’analyste a aussi évoqué le rôle actif de l’entité sioniste dans le soutien apporté au régime marocain. Il a révélé que des journalistes et influenceurs marocains ont été formés en Israël à des techniques de propagande anti-algérienne. « Il y a des preuves irréfutables d’une collaboration étroite entre le Maroc et l’entité sioniste dans la conduite de cette guerre médiatique contre l’Algérie », a-t-il révélé. Pour lui, cette campagne hostile ne se limite pas uniquement à l’Algérie, mais cible également d’autres pays, comme l’Espagne, dans le but de créer des crises régionales et de renforcer l’influence de l’entité sioniste dans la région.
Daoud et Sansal actionnés
Badr Laidoudi a tenu à rendre hommage à la maturité du peuple algérien face à ces attaques, mettant en avant la campagne de contre-offensive sur les réseaux sociaux. « Le peuple algérien a fait preuve d’un niveau exceptionnel de conscience en exposant les mensonges de ces campagnes malveillantes », a-t-il soutenu. Grâce à leur cohésion nationale et au rôle des institutions, les Algériens ont pu déjouer ces tentatives de déstabilisation, a-t-il poursuivi. M. Laidoudi a en outre souligné que d’autres acteurs internationaux, notamment les services de renseignement français, sont impliqués dans ces opérations. « Un axe tripartite, composé de la France, du Maroc et de l’entité sioniste, s’emploie à déstabiliser l’Algérie via des médias numériques de propagande visant à manipuler l’opinion publique », a-t-il révélé. L’analyste marocain a énuméré les moyens employés dans cette guerre numérique contre l’Algérie : campagnes de désinformation, narcotrafic, exploitation de la migration clandestine… et de conclure que « ces attaques médiatiques cherchent à affaiblir l’Algérie, se heurtent fort heureusement à une forte conscience populaire et institutionnelle des Algériens ». Il a, enfin, affirmé que l’Algérie dispose de tous les atouts pour faire face à ces menaces et préserver sa stabilité et sa sécurité.
Ces tentatives de déstabilisation contre l’Algérie interviennent dans un contexte marqué par la multiplication d’actes hostiles menés par cet axe du mal. En pleine rupture des relations entre l’Algérie et le Maroc, un réseau d’espionnage, qui activait au profit du makhzen, a été démantelé en septembre dernier à Tlemcen. Ce réseau avait pour but d’attenter à «des institutions sécuritaires et administratives algériennes. Deux mois plus tard, la télévision algérienne a révélé que les services de la sûreté nationale ont réussi à déjouer un complot orchestré par les services de renseignement français visant à déstabiliser l’Algérie, à travers l’enrôlement d’un jeune algérien ayant grandi à l’étranger pour mener des attaques terroristes sur le sol algérien. Dans un documentaire diffusé par la Télévision algérienne et la chaîne internationale « AL24 », Aïssaoui Mohamed Amine, âgé de 35 ans, a dévoilé les détails sur les tentatives des services de la DGSE de le recruter. Ces derniers ont exploité les épreuves douloureuses qu’il a vécues auparavant lorsqu’il avait été instrumentalisé en Europe pour rejoindre une organisation terroriste.
Le lobby sioniste, hyperpuissant en France, a aussi actionné Kamel Daoud et Boualem Sansal, deux pseudo-intellectuels, vénérés par l’extrême-droite française, instrumentalisés pour s’attaquer à l’Algérie. Une avalanche de haine a été menée sur fond d’ingérences et d’instrumentalisation de l’arrestation de Sansal. Des déclarations haineuses à l’égard de l’Algérie ont été faites au sein du Parlement européen et en France, suite à son interpellation et son emprisonnement. En réaction, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN) Brahim Boughali, a dénoncé des « velléités d’ingérences » qu’il a qualifiées d’«inacceptables » dans les affaires internes de l’Algérie.
G. Salima
